REFROIDISSEMENT DU CORPS
le corps est gros, plus il met de temps à se refroi-» dir, tout étant égal d'ailleurs.
c. Uâge. La chaleur se dissipe plus lentement chez les adultes que chez les vieillards.
d. La saison et le climat. Plus la température du milieu qui environne le corps est élevée, moins le refroidissement est rapide ; aussi la chaleur se conserve-t-eîle plus longtemps lorsqu'on plonge les cadavres dans un bain chaud.
e. L'état plein ou vide de V estomac au moment de la mort. Le docteur Ollivier d'Angers a rapporté, dans les Archives de médecine (tome III), un cas de mort violente survenue au moment où la digestion s'opérait, et dans lequel la cavité abdominale s'était conservée plus chaude que les autres parties. Si l'on ajoute à ces considérations que dans la première période de quelques maladies , l'hystérie , la fièvre pernicieuse al-
gide, etc le corps est très froid, on sera
forcé de conclure que si le refroidissement est un phénomène cadavérique constant, il est loin, lorsqu'il n'est pas réuni à d'autres signes, de pouvoir servir à distinguer la mort réelle de la mort apparente (1).
C'est dans le but de constater la présence de
(1) Orfila, Médecine légale, k^ édition, 1. 1, p, kll.
'iSâ SIGNES ÉLOIGNÉS DE LA MORÏ.
ce caractère que M. \ an Hengel a proposé l'emploi de Vabiondeiktys , instrument destiné à pénétrer au loin dans le tube intestinal, pour savoir s'il existe encore un peu de chaleur dans le milieu du corps.
C'est une sorte de manomètre composé d'un tube élastique d'un centimètre de diamètre, et long de 69 à 70. Il est fermé et mousse à l'un de ses bouts. L'autre est ouvert et garni d'une vis métallique qui y est solidement assujettie. Cette vis entre dans un écrou attaché de la même manière à un tube de verre de 2 millimètres et demi de diamètre, en forme de fer à cheval. Ce dernier est en communication avec l'intérieur du tube élastique. Il contient dans la partie coudée un ou deux centilitres de mercure , et est pourvu d'une échelle arbitrairement divisée.
Avant de s'en servir , on fait pénétrer dans le tube élastique et jusqu'à son bout fermé un peu de coton, et on y verse quelques grammes d'éther sulfurique. On réunit alors les tubes , et l'on observe la hauteur que le mercure marque le long de l'échelle.
Cela fait , on introduit le tube élastique par l'anus et on l'y fait cheminer aussi haut qu'on le peut dans le colon, Si^ dans le corps qu'on exa-