THÉORIE DE LA PUTRÉFACTION
l'air ou renfermés dans d'autres milieux. Ce sont là autant do circonstances qu'une étude spéciale (Jjit seule approfondir, et dont nous n'avons pas à parler ici.
Théorie de la putréfaction.
Quatre substances simples sont les éléments des matières animales , l'oxigène , l'hydrogène , le carbone et l'azote. Le soufre, le phosphore et quelques sels s'y trouvent aussi dans plusieurs parties. Ces éléments réunis par V action organique dans des proportions variées, que la nature inorganique ne nous offre jamais, constituent les corps qu'on appelle principes immédiats des animaux , qui, à leur tour, entrent dans la composition des humeurs et des solides organiques.
Les quatre premiers corps élémentaires que nous avons nommés, mis en présence les uns des autres, hors de l'influence de la vie , ne se combinent jamais que dans des proportions définies, et de manière à donner naissance surtout à des composés binaires, comme l'oxigène avec l'hydrogène pour faire de l'eau, l'azote avec l'hydrogène pour faire de l'ammoniaque, le carbone avec l'oxigène pour faire de l'acide carbonique, etc.
Dans les corps organisés , au contraire, la force assimilatrice , luttant contre les affinités chimi-
ques. réunit trois à trois, quatre à quatre, et d'une manière qui nous est peu connue , les éléments primitifs pour donner naissance aux principes immédiats. Ceux-ci sollicités à la fois et par le mouvement nutritif qui tend à les maintenir , et par les lois physiques qui tendent à les dissoudre , céderont à la dernière de ces forces , lorsque la mort aura anéanti l'action de la première ; c'est ainsi que leurs molécules constituantes engagées dans de nouvelles combinaisons doivent retourner à la classe des corps inertes dont elles avaient cessé défaire partie, pour l'abandonner peut être encore de nouveau , et revenir dans quelque nouvel organisme jouir d'une existence trop éphémère (1).
§ III. !B.ésu£né des signes de la mort.
Parmi les nombreux phénomènes qui accompagnent et suivent la mort, il en est plusieurs qui prouvent incontestablement sa réalité. Il y a donc des signes certains de la mort.
Ces signes sont immédiats ou éloignés.
Les uns et les autres se rattachent à la mort particulière du cœur, du poumon et du cerveau, ou du moins s'expliquent par la cessation défmi-
(1) Orfila, Médecine légale^ t, I, p. A90 et suiraiites.