‹ Traité des signes de la mort et des moyens de prévenir les enterrements prématurésChapitre 29 sur 83 · RÉSUMÉ DES S1G.\£S DE LA. MOUT · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DES S1G.\£S DE LA. MOUT

tive du jeu de ces organes. Deux d'entre eux, cependant, doivent être rapportés à l'action des lois physiques et chimiques sur la matière animale privée de la vie. Ce sont l'affaissement des parties molles , et la putréfaction.

Les signes immédiats de la mort, qui, chez l'homme, dépendent de l'interruption définitive des battements du cœur, sont : 1*^ l'absence prolongée, une ou deux minutes, des battements de cet organe à l'auscultation 3 2° la face cadavéreuse; o" la décoloration de la peau ; 4° la perte de transparence de la main ; 5° l'absence d'auréole et de phlyctène dans les brûlures cutanées.

La cessation des battements du cœur, à l'auscultation, est le meilleur des signes immédiats de la mort. L'importance de ce caractère n'a été méconnue jusqu'à ce jour, que parce qu'on n'a point cherché à en reconnaître la réalité ; et les observations, chez l'homme, jointes aux expériences sur les mammifères , lui donnent un degré de certitude incontestable. La vie est éteinte, là oii le cœur a cessé de se mouvoir, et, dans les maladies qui présentent les apparences de la mort , toute méprise est impossible, à cause de la persistance des battements de cet organe.

Les autres phénomènes qui dépendent de la

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cessation des fonctions du cœur n'ont, isolément, pas d'importance ; mais, considérés dans leur ensemble et par une personne éclairée, ils acquièrent une signification très positive.

Les signes immédiats de la mort , qui dépendent de la cessation des fonctions pulmonaires , sont : l'immobilité complète des parois thoraciques et l'absence du souffle nasal et buccal , qui a lieu lors des mouvements respiratoires ; mais ces phénomènes n'ont qu'une médiocre importance, et l'épreuve du verre d'eau placé sur le cartilage des côtes, de la bougie et des brins de coton, placés devant la bouche, ne signifie absolument rien. 11 est impossible , dans l'état actuel de la science , de trouver un phénomène qui soit l'indice certain de la mort des personnes.

Les signes immédiats de la mort, qui paraissent dépendre de la cessation des fonctions du cerveau, sont : IMe défaut d'action des sens et des facultés intellectuelles ; 2" le relâchement simultané de tous les sphincters 3 3° l'affaissement de l'œil et l'obscurcissement de la cornée par une toile glaireuse; 4'' l'immobilité du corps; 5° ral)aissement de la mâchoire inférieure ; 6° la ilexion du pouce dans le creux de la main.

Parmi ces phénomènes, deux seulement méri-

tent une grande attention, à cause de leur importance séméiologiqae. L'un , signe certain de la mort, est de plus l'indice de la cessation des fonctions du cerveau, c'est le relâchement simultané de tous les sphincters. 11 n'a jamais lieu que dans cette circonstance. Hors de là, jamais on n'observe, à la fois , l'occlusion des paupières, la dilatation de la pupille, la flaccidité des lèvres, et le relâchement des muscles sphincters de la vulve et de l'anus.

Quant au phénomène suivant, l'affaissement des yeux et la formation du voile opalin de la cornée, désigné sous le nom de toile glaireuse , c'est un signe également très précieux, dont la valeur a été méconnue , parce que, dans leur fureur analytique , certains esprits divisent les choses à l'infini , et les émiettent de manière à les rendre méconnaissables. L'affaissement du globe de l'oeif, considéré isolément, n'a qu'une médiocre valeur séméiologique , mais il acquiert une grande importance, et devient un signe des plus certains de la mort, dès qu'on le réunit à un autre phénomène , également incertain s'il est seul, qui donne autant qu'il reçoit de cette union , c'est-à-dire un degré de certitude pour eux impossible à leur état d'unité.

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Les signes éloignés de la mort doivent être comme les signes immédiats étudiés sous plusieurs rapports, selon qu'ils dépendent de la cessation des fonctions du cœur, du poumon et du cerveau.

Le refroidissement du corps se rattache à l'interruption de la circulation et des phénomènes chimiques de la nutrition moléculaire. C'est un caractère sans importance.

Les signes éloignés qui dépendent de la moit du cerveau sont : la rigidité cadavérique, et l'absence de l'irritabilité musculaire sous riniluence des agents galvaniques. Ils sont très précieux à rechercher , et ne sauraient induire en erreur , tant est grand leur degré de certitude. Le derni er cependant exige une restriction à cet égard, et ne peut être convenablement apprécié que par une personne habituée à ce genre d'expériences.

Enfin, deux phénomènes qui sont en dehors de 1 a vie , et qui s'observent chez les cadavres , annoncent le règne des lois naturelles physiques et chimiques sur la matière inanimée. Ce sont l'affaissement des parties molles sous l'influence de la pesanteur, et la putréfaction. Le dernier de ces phénomènes a été avec raison considéré comme le plus certain de tous les signes de la mort.

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