‹ Traité des signes de la mort et des moyens de prévenir les enterrements prématurésChapitre 49 sur 83 · XXXVII. Mort apparente reconnue par le médecin · texte numérisé non relu

XXXVII. Mort apparente reconnue par le médecin

« Un ancien directeur du bureau des carrosses de Dijon, nommé Collinet , fut réputé mort; le bruit s'en répandit dans la ville. Un de ses amis voulut le voir au moment où l'on se disposait à l'ensevelir. A force de l'envisager , il crut apercevoir quelques restes de sensibilité dans les muscles du visage ; il entreprit de le ranimer avec des liqueurs spiritueuses , et le directeur jouit encore assez longtemps après de la vie qu'il dut à son ami. Ce miracle, que je tiens de mon frère , fut le même que ceux d'Empédocle et d'AscIépiade. Ces prodiges seraient peut-être plus fréquents si l'on appelait toujours les gens de l'art dans les cas de mort subite, où l'on est souvent trompé par les apparences de sa mort (2). »

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