‹ Traité des tumeurs bénignes du seinChapitre 12 sur 84 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

1° Développement de la glande; ses rapports avec la peau. — Modifications qu'elle subit sous l'influence de la menstruation, de la lactation ci de la vieillesse.

Les tumeurs de la glande mammaire peuvent se développer, comme toutes les tumeurs glandulaires, dans les différents tissus dont la réunion constitue cette glande. Nous devons donc, pour nous rendre un compte exact de ce fait, et de la manière donl il se produit, faire précéder nos recherches anatomo-pathologiques par une étude rapide de la structure et du développement de cet organe, étude dans laquelle nous insisterons, seulement, sur les points particuliers qui touchent plus spécialement à notre sujet et dont la connaissance poura nous servir pour expliquer certains faits pathologiques.

La glande mammaire est, comme on le sait, une glande en grappe qui présente une particularité intéressante, celle d'avoir un développement continu depuis le moment de son ap[)arilion jusqu'à celui où commence la première gros-

sesse, (['poquc à laquelle elle arrive au terme <le son évolution ascendanle. Elle apparaît au quatrième mois de hw. intra-utéi'ine, sous forme d'un petit bourgeon verruquein qui est une dépendance de la couche muqueuse de Malpighi Vers le septième mois il se développe sur celle excroissance épilhéliale un certain nombre de bourgeons seeondaiiv^ qui formeiont plus tard par leur accroissement progres.vil les premiers rudiments des lobes principaux de la glande.

Pendant le premier mois de leur apparition, ces bourgeons sont pleins et sont formés par desamas épilhéliaux;ce n'estqueplustard, vers la (in de la vie fœtale, qu'ils s'isolent les uns des autres et se creusent de cavités qui communiqucntavec Textérieur. A l'époque de la naissance, la glande, mesurant 7 à O"""* de diamètre, est composée de douze à quinze lobes qui se décomposent eux-mêmes en un nombre variable de lobules, avec cette particularité que les lobes périphériques sont plus avancés dans leur évolution que les lobes situés dans le centre de la glande encore rudimentaire.

Ces derniers, en effet, se terminent par trois ou quatre culs-de-sac en forme de bouteille, et sont encore pleins à cette période de leur développement. Les acini périphériques ont un nombre bien plus considérable de culs-desac terminaux. Faisons remarquer, en outre, qn'à cette période aucun de ces bourgeons ne présente de cavité centrale et ne mérite à proprement parler d'être appelé vésicule glandulaire.

Le canal excréteur, au contraire, est déjà creux et plus ou moins ramifié suivant le volume du lobe auquel il appartient; sa structure est assez simple, il est constitué par une tunique fibreuse, tapissée à son intérieur par un épithélium cylindrique.

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