TUMEURS D'ORIGINE ÉPITHÉLIALE
par !c lissu cancéreux. Dans ces conditions, si leur calibre reste rarement perméable, lorsque ce fait arrive, ils peuvent quelquefois laisser pénétrer les liquides injectés jusque dans le centre des nodules cancéreux dont le développement a amené la disparition des lobules glandulaires qui se vidaient par ces conduits.
Quant à la prolifération péri-acineuse qui précéderait la formation des houppes cancéreuses, ne peut-on pas supposer une erreur d'observation par suite de laquelle plusieurs des diflférenls stades du processus pathologique auraient échappé à Waldeyer. Il est difficile, en effet, de concilier son observation avec celle de M. Marc d'Espine, que nous acceptons pleinement, pour l'avoir vérifiée nousmême à plusieurs reprises.
Mais à côté de cette variété de cancers qui se rapporte évidemment à celle qui est admise par tous les analomo-pathologistes, Waldeyer en décrit une seconde dans laquelle nous remarquons des caractères extérieurs et microscopiques très-importants à signaler. Il s'agit de tumeurs, dont les nodules cancéreux sont assez volumineux et semblables à de petits kystes séparés les uns des autres par de la substance intermédiaire, de telle sorte qu'ils n'ont pas l'apparence médullaire, mais ressemblent bien plus à une tumeur cystique à petites mailles. A son avis, on pourrait croire avoir affaire à un cyslome, mais il ne se prononce pas formellement à ce sujet. En tout ras on peut s'assurer, dit-il, que ces cavités proviennent de la dilatation des extrémités terminales des conduits galaclophores.
Pour résumer plus clairement les idées de Waldeyer 5ur l'origine du cancer, on peut dire : que si dans tous les cas, il admet que Vépithélium glandulaire est le
lOi DE LA GLANDE MAMMAIRE ET DE SES TUMEURS.
point de départ de la prolifération épîthéliale et de k formation des alvéoles, il distingue deux variéià it cancers du sein, dont la première est identique par ioib ses caractères au cancer alvéolaire proprement dit, tandis que la seconde se rapproche des tumeurs à fonmi' lion kystique (Vorigine a^nienne. C'est sans aucun doule à cette dernière variété que s'appliqueraient surtout les recherches de cet auteur sur les rapports des masses épithéliales avec les conduits glandulaires.
Les travaux que nous venons de citer tendent donc à établir, soit directement, soit indirectement, Vorigifiecmxjonclive du cancer alvéolaire. Nous croyons par conséquenl que la variété de tumeurs épithéliales que nous avons pu étudier parmi les tumeurs du sein, et dont le mode de développement nous a paru se rattacher à Yhyperplasie de Vépithélium des acini, doit être considérée comm^ se rapprochant du carcinome par un certain nombre de caractères extérieurs, mais doit en être différenciée par son origine dans les culs-de- sac glandulaires, par sa marche clinique relativement bénigne^ par sa limitalioti exacte, pendantune longue période de temps, à hpartie réellement sécrétante de la glande mammaire. Avec Billroth, nous donnerons à cette variété de tumeur lé nom d'épilhélioma intra-canaliculaire.
Ce processus pathologique paraît se développer rarement d'une façon primitive sur le revêtement épithélial des culs-de-sac glandulaires, pour donner naissance à cette variété de tumeurs dont nous admettons Texistence. Il est bien plus fréquent de voir cette prolifération se montrer commQ phénomène secondaire. Elle accompagne, dans ce cas, le processus irrilatif qui, né dans le tissu conjonctif