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TUMEURS D'ORIGINE CONJONCTIVE. III

quels les cellules épithéliales avaient subi la même altération colloïde.

Mais dans les faits de myxomes purs et n'ayant aucun rapport avec le cancer que nous avons actuellement en vue, par quelle série de modifications le tissu nouveau prend-il naissance et succède-t-il au tissu conjonctifpériacineux?Des notions très-précises manquent sur ce point.

Virchow a noté cependant la parenté très-grande qui paraît exister entre le myxome et le lipome, et la prédilection que présente pour la production de ce tissu nouveau la masse cellulo-adipeuse. Cette particularité expliquerait la fréquence de ces tumeurs myxomateuses dans le tissu cellulaire sous-cutané et rendrait compte de leur développement dans le paniculc cellulo-adipeux de la glande mammaire.

Est-ce dans la zone immédiatement péri-acineuse, constituée exclusivement par du tissu conjonctif,ou bien dans la couche plus extérieure et dans laquelle se déposent les lobules adipeux, que prend naissance ce tissu nouveau? Nous n'en savons rien, mais l'observation de Virchow pourrait portera se rattacher à cette dernière hypothèse.

Si, actuellement, nous cherchons à résumer cette longue discussion sur l'origine des tumeurs de la glande mammaire, nous voyons que leur point de départ est double^ qu'il peut résider soit dans le revêtenient épithéliai de l'acinus, soit dans le tissu ronjonctif péri^acineux.

Dans le premier cas, alors que la lésion débute par l'épithélium glandulaire, on est en présence d'une variété de tumeurs, considérée par quelques auteurs comme un carcinome^ et que nous regardons avec Rillroth plutôt comme un c/^/fMiomfl. Nous désignerons avec lui cette

variété de tumeur par le nom d^épiihélioma intm-^naliculaire. Cette forme morbide pourrait être npprv chée de la tutneiir poly-adénique de M. Veriieuil .le M. Broca.

Dans le second cas, le processus pathologique a sonongine dans le tissu conjonctif péri-acinetia: ; et aloi^ plusieurs variétés peuvent être observées. Ou bien il donD» naissance à une simple hyperplasie de ce tissu et pi oJuii un fibrome. Ou bien, en même temps que ce tissu s'accrnîi. il est modifié dans la nature de ses éléments conslitulik ce qui amène la formation d'un myxome ou d'un mcorne, selon que les éléments nouvellement produits subissent Valtération colloïde ou restent embryonnaiw. en même temps qu'ils deviennent plus nombreux.

Nous étudierons donc, comme formation péri-acineu^\ des fibromes, des sarcomes et des myxomeSy et comme production en do-acineuse des épithéliomas intra-canaliculaires.

Telles sont les tumeurs habituellement renconln'es dans la mamelle et que nous étudierons plus spécialement.

On connaît la rareté de Xenchondrôme de cette glande dans l'espèce humaine du moins; nous en dirons cependant quelques mots pour être complets.

Il nous faudra parler aussi de quelques autres tumeurs que Ton ne rencontre qu'exceptionnellement dans le sein, comme la tumeur ostéoïde, le galactocèle dont nous rapprocherons l'étude de celle des kystes par rétention.

Enfin, nous aurons à voir quelles sont les relations que l'état pathologique désigné sous le nom d'hypertrophie généi^ale de la mamelle présente avec les diverses formes morbides que nous aurons successivement étudiées.

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