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CHAPITRE PREMIER

GÉNÉRALITÉS SUR l'ANATOMIE PATHOLOGIQUE DES TUMEURS BÉNIGNES. — COULEUR. — VOLUME. — POIDS. — DENSITÉ, ETC., ETC.

D'après un usage assez justifie, on doit faire précéder toute description anatomo-pathologique, surtout lorsqu'il s'agit de tumeurs, de quelques considérations générales sur le volume, la couleur, la consistance, le siège, en un mot, sur tous les caractères extérieurs des productions morbides que l'on désire étudier. 11 existe un certain nombre de tumeurs pour lesquelles il est utile d'acquérir ces notions préliminaires par une vue d'ensemble; on évite ainsi des répétitions toujours inutiles. Mais pour les tumeurs bénignes du sein, tel n'est pas le cas, à cause des différences profondes que l'on est appelé à constater dans les tissus de ces tumeurs et dans le développement de ces productions morbides.

Tous les caractères extérieurs que nous venons d*énumérer offrent une grande variabilité dans la manière dont ils se présentent, et ne prêtent ainsi que rarement

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lU ANATOMIE PATHOLOGIQUE.

îi des rapprochements utiles. Que nous servirait de v voir que les tumeurs dites adénoïdes du sein n'ont -c j»énéral, à leur début, qu'un volume très-petit, pourateindre ensuite des dimensions tellement considérabk qu'elles forment parfois une masse plus grande qu» celle d'une tète d'adulte? Il nous importe peu égalemen! d'apprendre que le poids correspondant à ces variato de volume oscille entre quelques grammes et plusieurs kilogrammes, si nous ne connaissons pas les causes qui président à ces modifications.

On doit, assurément, tenir compte de ces changem«^nL^ dans Taspect des tumeurs dites adénoïdss, mais nouï nous servirons plus utilement de ces notions lorsque nou> étudierons à part les diverses variétés anatomiques établies dans cette grande classe de néoplasmes.

Dans cette partie de notre travail, nous verrons que les fibromes purs ne dépassent pas , si ce n'est d'une façon exceptionnelle, des dimensions moyennes. En effet, leur volume habituel, alors qu'ils sont arrivés à leur complet développement, est le plus souvent celui d'une orange. Les tumeurs, au contraire, qui acquièrent les dimensions extraordinaires notées par tous les auteurs, sont presque toujours constituées, dans la plus grande partie de leur étendue, par un véritable tissu sarcomateux.

Les changements de coloration que présentent ces tissus morbides sont également très-nombreux et très-fugaces. Lorsque le néoplasme est essentiellement fibreux, la surface de la coupe est d'une couleur blanche nacrée, traversée le plus habituellement par des faisceaux d'aspect aponévrotique. Ce sont ces faisceaux qui, en s'entre-croisant en différents sens, dessinent des travées d'une apparence toute particulière. Lorque les fibromes

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