DIFFÉRENTES OPINIONS ÉMISES SUR L'ORIGINE DES KYSTES
La première de ces variétés est celle qu'il désigne sous le nom Aliydatide celluletise; elle serait constituée pour lui *^ par une tumeur résultant du dépôt dans le tissu cdluleux •' interlobulaire d'une certaine quantité de matière fibri- *P neuse, au sein de laquelle se développeraient des poches •■ kystiques. Le liquide contenu dans les cavités est séreux w ou muqueux, suivant le degré d'inflammation qui a présidé * à sa formation. Dans l'intérieur de ces kystes il existe des t hydatides suspendues par de petits filaments, qui les attachent aux parois, et des globules arrondis renfermant eux- I mêmes du tissu cellulaire infiltré de sérosité.
La seconde variété lui paraît être d'une nature différente. La mamelle est gonflée et en partie indurée par le dépôt dans le tissu cellulaire de masses plus ou moins considérables de lymphe coagulable. Sur plusieurs points, la tumeur contient des kystes fluctuants dont le volume est variable et qui renferment des grappes de polypes kystiques dont les dimensions se rapprochent de celles d'un grain de maïs. La paroi de ces kystes est doublée de lamelles semblables à celles du cristallin ou à des écailles d'oignon. Par suite de cette disposition lamelleuse, ils offrent l'aspect d'une perle et sa structure laminée.
La troisièmej Vhydatide vraie est un être doué d'une vie propre. Pour Astley Cooper, ce serait un kyste formé dans l'épaisseur de la glande sous l'influence d'un travail d'inflammation adhésive. La surface externe s'entoure d'une grande quantité de fibrine, qui deviendrait très-vasculaire, et la paroi interne serait directement appliquée contre l'hydatide, mais sans avoir avec elle d'intermédiaire par les vaisseaux sanguins.
Enfin, la qfita^m'wï^mne/c présenterait, par opposition aux trois premières, certains caractères de malignité, qui
la feraient rattacher au cancer. On doit se demander à qor'' variété elle correspond. Serait-ce à des kystes sarconuteux ou bien à de véritables kystes développés dam z cancer? Il est probable que les deux hypothèses peme: <^lre admises.
Comme le démontre cette rapide énumération de?»iraclères attribués par Astley Gooper aux kystes de t mamelle et l'élude du processus auquel il rattache leu développement , on voit qu'il a complètement méc^nn? les liens de parenté qui réunissent Ja tumeur mammairchronique à ce qu'il appelle la maladie hydatique dt sein. L'une est le premier degré de Tétat morbide qai atteint son développement complet, lorsque les cavib préexistantes prennent la forme et les caractères de cavités cystiques.
Mais, il faut bien le reconnaître, ainsi que cela ressort de ce que nous avons établi dans nos préliminaires historiques, cette relation pathogéniqxie entre les tifnieun solides de la mamelle et les kystes du même orgam% na pas frappé davantage l'attention des dilTérents anatomopalholo{.nstos de cette époque. Ces tumeurs, parce qu'elles étaient liquides, étaient aux yeux de tous essentiellement différentes de celles qui étaient solides; aussi, voyons-nons Nélaton appuyer sa classification sur la période de développement atteinte par les cavités closes, et sur les indications différentes qui résultent de ce fait au point de vue thérapeutique. 11 en forme deux groupes : le premier renfermait les kystes qui sont uniloculaires; tandis qu'au second se rattachent ceux qui sont mulliloculaires. On le voit, les caractères sur lesquels est fondée cette division paraissent simples, mais, en réalité, ils n'apprennent rien sur la véritable nature de ces cavités nouvelles.