‹ Traité des tumeurs bénignes du seinChapitre 37 sur 84 · INFLUENCE DE U STRUCTURE DE U MAMELLE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE U STRUCTURE DE U MAMELLE

laires de la mamelle, nous trouvons que le plus souvent, même dans ces cas, le tissu nouveau n'a pas pris d'emblée la texture sarcomateuse. On voit en effet des fibromes être fréquemment le premier stade de cet état morbide, puis devenir, au bout d'un temps souvent fort long, une source d'irritation pour les parties avoisinantes, une sorte d'épine autour de laquelle se développent rapidement d'énormes sarcomes. Ainsi, sur les huit cas de sarcomes que nous avons étudiés, quatre ont présenté certainement cette marche dans leur développement et ont dû leur origine à une production fibromateuse primitive. Il est même probable que cette proportion est plus considérable encore. Pour notre part, nous avons la conviction que si, dans Texamen clinique et anatomique de ces tumeurs, on veut s'enquérir avec soin de ce point paiticulier, on constatera le plus souvent l'existence d'un noyau ûbreux ancien plus ou moins apparent. Pour quelques-uns de ces laits nous ne pouvons donner celte démonstration, n'ayant eu qu'une partie trop limitée de la tumeur à notre disposition.

Cette règle nous semble plus générale qu'on ne le supposerait à première vue et parait ne présenter qu'une seule exception. Nous voulons parler des cas dans lesquels les sarcomes se développent sui* des sujets jeunes, dont les glandes mammaires sont en pleine évolution formative. Dans le fait que nous avons observé et qui se rapporte à cette circonstance particulière, la marche de la maladie a été rapide et le tissu morbide a revêtu d'emblée le caractère sarcomateux.

Cette analyse démontre que, parmi toutes ces tumeurs rangées, au point de vue anatomique, dans une seule classe et dont on avait fait un tout unique, celles qui dans

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leur développement procèdent du tissu conjonciif '^ii'toutes les plus nombreuses. Ce résullat a lieu iîtUir. à première vue, si l'on réfléchit aux causes fonciioniktque Ton a voulu invoquer le plus souvent pour exffe la production de ces tumeurs, causes qui semblenueci priori, devoir porter leur action plus spécialement sci . partie épithéliale de Vélétnent glandulaire.

Nous chercherons plus tard à expliquer celte apparescontradiction, mais, dans cette étude étiologique, m^ nous bornerons à passer successivement en i^sx^.V différentes conditions qui, intéressant le fonctionnenHi des organes génitaux, agissent sur la glande manimi: pour augmenter ou diminuer son activité nulriiivo. i> ainsi que Birkett a procédé et nous aurons tout avantsà le suivre dans cette partie de son travail.

Influence de Vâge. — La détermination de ràjiede^iB^ lades, au moment où a débuté l'état morbide est umie; éléments les plus importants du problème; maisceiuK est-il toujours facile à résoudre? Nous ne le crovons[ûj car bien souvent les femmes ne s'aperçoivent de Teiisleft? des tumeurs qu'elles portent depuis longtemps dans 1 sein que par hasard, à l'occasion d'un coup, souvent insignifiant, ou d'une autre cause peu importante qui éveii^ leur attention.

Sur un total de soixante-deux tumeurs qui ont éléélndiées par Birkett, au point de vue de Yiiçe que présentaient les malades au moment où elles se sont aperçues de leur mal, cet auteur trouve le rapport suivant : qiiarante-siiont iïèhn\.è avant trente ans, et seize de trente à cinquante (in>. D'après cette statistique les trois-quarts des tumeurs débuteraient avant trente ans, c'est-à-dire à la période de la

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