INFLUENCE DE U MENSTRUATION. 3G
^ pas été noté ; mais par suite de l'Age qu'avaient les malades,
au moment où leur tumeur a commencé à être percep-
: tible, on est autorisé à supposer qu'elles étaient réglées.
i) II ne pourrait y avoir de doute que pour un seul fait dans
p Jequel la tumeur a débuté chez une jeune fille de quatorze
I ans. Nous regrettons de ne pas avoir de renseignements
- a ce sujet, car il est bien possible que la tumeur, qui
a paru en même temps que les règles, ait du sa nature
sarcomateuse à cette circonstance.
Enfin nous attirons plus spécialement l'attention sur ce fait que, dans trois cas, la tumeur s'est développée longtemps après la ménopause. C'est à notre avis la meilleure preuve que l'on puisse invoquer pour nier un rapport néccssaiie et constant de cause à eiïel entre la menstruation et le développementd'une tumeur mammaire bénigne. L'éruption menstruelle semble avoir un autre genre d'influence sur ces tumeurs une fois développées. Nous Tétudierons ultérieurement plus en détail.
tnlhience de la grossesse et de Vallaitement. — Les grossesses et l'allaitement paraissent avoir une action plus décisive; no\is allons chercher à la préciser. Birkelt, dont l'attention avait été éveillée de bonne heure sur ce point particulier, «ivait trouvé que, sur dix-sept femmes mariées atteintes de tumeurs dites adénoïdes, onze avaient eu des enfants, cinq étaient stériles, et pour une, ce détail n'était pas noté.
Les recherches de Birkett ont même été poussées plus loin. Il a remarqué que sur ces onze femmes prolifiques, dans six cas, les tumeurs avaient paru assez longtemps après la cessation de toute grossesse. Dans un cas, la tumeur s'était produite trois mois après un second
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accouchement; et enfin, clans les quatre derniers, 4. s'était développée à l'occasion de grossesses, soitpenài la durée de la première, soit pendant le cours d'ant-^ grossesses successives.
D'après le dépouillement de nos observations nousarrvons aux résultats suivants :
Dix-huit de nos malades, sur vingt-neuf, ont eu é^ enfants et la plupart en ont eu plusieurs. Chez ht d'entre elles cette circonstance n'a pas été notée, elel« trois il n'y avait pas eu de conceptions. xMais ce n esl [i tout ; si nous décomposons ces chiffres en les rapporta! aux différentes variétés de tumeurs, nous trouvons:
8 femmes prolinqups.
15 fibromes ^ 6 (circonsUnce non notée, mais doolfltr
1 femme non prolifique. 3 kystes 3 femmes prolifiques.
A femmes prolifiques.
8 sarcomoa . 2 (circonstance non notée, mais doQW>'
( 2 femmes non prolifiques.
1 myxome 1 femme prolifique.
S épithêlioinas 2 femmes prolifiques.
Dans dix-sept de nos observations, le temps qui s'ei écoulé entre la grossesse et l'apparition de la tumeuraéte noté. Nous voyons que, dans treize cas, le néoplasme k s'est développé qu'un temps très-long après toute *nossesse; dans certains cas même, vingt ans après.
C'est dans cinq cas seulement que l'on peut saisir unecertaine relation, mal déterminée toutefois, entre la grossesse et le développement des tumeurs; dans deux cas il n'v a que celte mention laconique peu de temps après. Dans un cas c'est entre deux grossesses et à une période trferapprochée de la dernière que la tumeur est apparue.