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DE LA DOULEUR

Nous allons voir comment ils se modifienl suivant l'époque où on les étudie, et quelle est l'importance qu'ils peuvent avoir comme signes diagnostiques.

Parmi tous les phénomènes que nous avons signalés comme caractérisant le début des tumeurs dites adénoïdes^ étudiées à un point de vue général, il en est plusieurs sur lesquels nous devons revenir actuellement avec plus de détails. Ces phénomènes sont entre autres la douleur ^ Vécoulement par le mamelon de liquides de diiïé rentes natures et Y influence du flux menstruel sur le néoplasme.

2o De la douleur.

I^ manière dont le symptôme douleur se présente est très-variable.

Disons d'abord qu'il n'est pas rare de rencontrer des malades qui portent dans la mamelle des tumeurs dites adênoideSy assez volumineuses pour être facilement isolées des partiesvoisines, et qui, n'éprouvant aucune sensation douloureuse, ne sont averties de la présence de ce produit pathologique que par hasard pour ainsi dire. Ce fait olTre une certaine importance, car il explique combien il est difficile dans certains cas de pouvoir rechercher avec certitude l'époque exacte à laquelle a débuté le processus morbide.

Comment se rendre compte de cette indolence si singulière? Il faut avouer qu on ne peut pas facilement en trouver une explication rationnelle. Faut-il supposer que dans ce cas aucun filet nerveux n'est compris dans la tumeur? Mais alors pourquoi une tumeur identique à la première par le volume, la consistance et les autres caractères extérieurs, occupant les mêmes régions que la précédente,

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est-elle la cause de douIeui*s si violentes, si aiguës quel^ malades ne peuvent les supporter?

On doit croire qu'une différence si essentielle esl d* pour une large part du moins, à une sorte d'idiosracn^ provenant de la malade elle-même : ces malades amh seraient de vives douleurs et les ressentiraient avecuî: très-grande acuité parce qu'elles auraient une impnsionnabilité toute particulière du système neneux.

Le cas le plus fréquent, celui que Ton trouve noté dan le plus grand nombre des observations, esl le siiivam jes malades ont éprouvé des picotements ou même i endolorissement dans la mamelle. Quelquefois les seiKilions ont été plus violentes et sont devenues de m tables douleurs revêtant, dans certaines circonslaDrt' le caractère névralgique. Dans ce cas, elles sont sponUnées ou bien surviennent à l'occasion de mouvemeib communiqués à la région; elles peuvent aussi êtrepnv voquéespar de simples pressions ou par un contact l^r Elles s'irradient dans le côté du thorax qui est le sié<^edf ii tumeur, remontent quelquefois dans l'épaule s'étendeff souvent dans le bras du côté affecté, surtout le long de 1» face interne de ce membre.

Ces irradiations douloureuses peuvent jusqu'à un certain point s'expliquer, lorsqu'on réfléchit aux échan^ de filets nerveux qui se font entre le deuxième et le troisième nerf intercostal et la partie du plexus brachial qui fournit le nerf brachial cutané interne; mais il n'est pas facile de proposer une explication plausible du mécanisnw qui préside à leur production. En effet, ces tumeurs ne présentent pas toujours dans leur structure un ensemble de caractères anatomiques qui puisse permettre de les rapprocher des névromes, et cependant elles en sont voi-

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