TROUBLES DE LX MENSTRUATION
Nous devons faire remarquer que la vascularisation du tissu conjonclif périphérique et celle des végétations intérieures est très-marquée, beaucoup plus qu'elle ne Test habituellement.
Ces prolongements j envoyés au loin dans les principaux conduits par ces végétations jmpillairey constituent une des conditions les plus importantes à remplir pour que l'écoulement puisse se produire. Lorsque les végétations sont peu vasculaires le liquide sécrété est séreux; il devient sanguinolent lorsque ces mêmes végétations sont très-vasculaires.
40 Troubles de la menstruation.
Nous avons déjà, à l'occasion de nos études sur l'étiologie, cherché à savoir et à nous expliquer quelle pouvait être la part d'influence du flux menstruel sur le développement des tumeurs dites adénoïdes; mais, nous l'avons vu, celte action, au lieu d'être simple comme on le supposait, est complexe et doit être étudiée à plusieurs points de vue.
Nous avons démontré que, contrairement à l'opinion de Velpeau, la plupart de nos malades étaient bien réglées au moment où se sont développées les tumeurs dont elles ont été atteintes. Pour ce chiruipen, au contraire, ces tumeurs survenaient chez des femmes mal réglées, dont les seins étaient à certaines époques le siège de congestions plus ou moins intenses. Nous avons même vu que quelques-unes de ces productions pathologiques paraissaient avoir débuté alors que la ménopause s'était établie depuis longtemps déjà. Bien plus, cotte période
SYMPTOMATOLOGIE.
considérée comme critique, d'après une opinion g^t:!lemenl répandue, surtout lorsqu'il s'agit de lumeuTïi sein, ne paraissait pas, dans quelques cas favoralt:. celle élude, avoir eu aucune action maniresle sur le i veloppemenl ou raccroissement de ces tumeurs. An» nous voyons dans une de nos observations la tumeur 7. existait depuis longtemps déjà, rester stationnaire à ipoque de la ménopause et ne prendre un accroi5S.iD3: nouveau, en se modilîani dans sa nature intime, que la longtemps après. Mais, si Tinlluence de la menslnûtk nous paraît avoir été exagérée, on doit reconnaître qu 4 est l'occasion de certains phénomènes dont il faut im compte, et de quelques sensations particulières pcrçif par les malades.
11 est fréquent, en effet, de voir ces malades, au ihoid^c où l'époque menstruelle survient, éprouver des pion^ ments et une sensation de plénitude toute particulu:re. I leur semble que le sein est engorgé ; d'autres fois, lat> meur, habituellement indolente, devient douloureuse ik pression ou, tout au moins, plus sensible qu'à l'étal Kfmal. Dans certains cas, on observe un eflet absolumeïÉ contraire; pendant tout le temps que dure l'écouleimsi calaménial, la malade est soulagée, il lui semble quelesein est moins lourd et moins engorgé. Quelquefois mèmoeel'i action sédative devient manifeste à la vue et au toucher: la mamelle est moins grosse, la tumeur moins tendue (Voir Observation XVllI.)