ROUBLES DE LA MENSTRUATION
tache pour ainsi dire après une simple incision cutanée.
La malade présente pendant quelques jours des phénomènes de douleurs et de tension du côté du sein opéré, puis de la céphalalgie et des vomissements. Ces divers phénomènes paraissent en relation avec l'apparition de l'écoulement menstruel.
Le 8 février, elle est prise d'un érysipèle assez étendu qui d'abord se fixe autour de la plaie, puis envahit peu à peu le pourtour du thorax en remontant vers les épaules en arrière; dans les premiers jours de mars il se forme des abcès dans le sein droit qui a été opéré, avec menace de phlegmon circonscrit dans le sein gauche. Les abcès du sein droit sont ouverts, et la malade sort guérie de son opération le 15 mars, conservant un peu d'engorgement dans le sein gauche.
Examen de la tunieur. — La tumeur est lisse, recouverte d'une capsule assez mince qui a permis de l'énucléer très-facilement de l'atmosphère celluleuse dans laquelle elle était située. Bosselée à sa périphérie, lorsqu'on l'incise, on trouve dans son intérieur une cavité kystique du volume d'une noix dont les parois sont recouvertes de végétations formées d'un lissu blanc nacré, ferme, résistant. Les productions sont les unesdendritiquesetfoliacées, d'autres sont arrondies et reliées à la paroi par un pédicule étroit. Dans les parties de la tumeur qui contiennent cette cavité, le tissu est ferme et il présente une apparence lobulée due à l'existence de petites cavités kystiques entièrement remplies de végétations foliacées, dures, pressées les unes contre les autres.
On ne trouve pas de liquide dans aucune de ces cavités pathologiques.
Examen microscopique fait au laboratoire de la Cita-
410 SYMPTOMATOLOGIE.
rite par M. Coyne. — Sur des coupes étendues (ûdans les parties les plus épaisses de la tumeur qui listent le kyste et servent de point de départ aux vè^dstions inlra-kystiques, on retrouve cette même fomaîia de kystes et de végétations intérieures. En général.^ travées fibreuses anciennes circonscrivent des csp» ovalaires ou arrondis entièrement remplis par d^s Tê*~ tations ovoïdes partant toutes d'un pédicule commun,^ les végétations secondaires sont séparées les une^àf? autres par des sortes de fissures profondes qui se n;prochent du pédicule, mais qui, sur ces coupes ne prsentent pas de subdivisions secondaires comme dans V. formations papillaires foliacées. Si elles en présenlenl par exception, elles n'en ont que très-peu et toujours alas elles subdivisent les végétations principales en vtg-^^ tions secondaires également de forme ovoïde.
Dans aucun point de la tumeur on n'observe des dêbrt de la glande mammaire, soit lobules isolés, soitacinittcore reconnaissables; les éléments glandulaires onlH^ totalement modifiés, et ces modifications ont port>f stf toutes les parties de la glande qui ont été atteintes.
La structure de ces végétations présente les particularités suivantes : Le pédicule et les divisions secondaire de ce pédicule qui pénètrent dans le point d'attache (k chacune des folioles sont formés par du tissu conjonctit fascicule. Les faisceaux ondulés de ce tissu sont très-fecilement reconnaissables, et on aperçoit très-neltemenl les cellules plates qui tapissent les faces latérales des faisceaux conjonctifs; le noyau de ces cellules plates esl très-visible, bien coloré par le carmin, mais ne présente aucune tendance à la segmentation. C'est en résumé du tissu conjonctif ancien.