TROUBLES DE LA MENSTRUATION
'*' Dans la portion centrale de chacune des végétations, p l'aspect est tout à fait différent. Au lieu de cette appa- > rence fasciculée, on voit sur la coupe une disposition qui fi rappelle tout à fait celle du tissu conjonctif à cellules étoif lées, mais on peut s'assurer que cette apparence est due r à ce que la coupe a été faite dans une direction exacte- I ment perpendiculaire à celle des faisceaux de tissu con- » jonclif.
Vers la périphérie des végétations, on retrouve la disposition fasciculée et la direction des faisceaux vient aboutir à la surface limitante des végétations. Dans cette partie, les éléments aplalis restés fasciculairessontun peu tuméfiés, leur noyau plus gonflé et plus apparent, et d'un autre côté, les lames conjonctives entre lesquelles sont interposées les cellules sont plus minces, plus étroites.
Enfin, dans la couche immédiatement périphérique, on trouve un certain nombre d'éléments arrondis embryonnaires, formant une couche assez mince, et à travers lesquels on aperçoit en partie les éléments préexistants dans cette portion ; en effet, les éléments sont aplatis et appliqués sur la surface de la végétation, et au nombre de trois à quatre couches, simulant une sorte de membrane limitante.
Ces végétations sont peu vasculaires, ce n'est que dans leur périphérie qu'on observe quelques anses capillaires peu nombreuses et peu développées.
L'épithélium qui recouvre les parois du kyste et la surface (les végétations est desquamé dans le plus grand nombre des points. On ne le rencontre guère que dans les anfractuosités, et alors il est modifié dans sa forme; il est aplati, et trois ou quatre couches sont superposées; en outre les couches les plus anciennes sont granule -graisseuses,
412 SYMPTOMATOLOGIE.
et forment par places un détritus granuleux dans lequel/. trouve difficilement la forme première des élêraenlî.
.> Caractères physiques cxlérieurs.
Nous avons déjà, à propos de Tanatomie palholoji«p. décrit un certain nombre de phénomènes qui sont «ntérisliques et sur lesquels nous n'avons pas besoin d'iii sister : telles sont la forme lobulée ces tumeurN Vï isolement du reste de la glande dans le plus grand noid^des cas, leur mobilité 1res- remarquable qui permet «tlî faire glisser sous la peau et sur les parties profondes,k migration même qui est une conséquence de leur ont lilé et de la tendance quelles présentent à svsvkî^. parties qui les avoisinent.
La cause de ces particularités tient, avons-nous dit.i que le tissu moibide est limité et bridé par u)\e cape fibreuse qui, par sa face externe n'envoie aucun prok*gement dans les couches adipeuses entourant la lumeui
Lorsque le processus pathologique, au lieu de d'^^ vahir qu'un lobule Irès-limité, a atteint un lobe enlici ou même plusieurs lobes, de façon à s'enclaver en partk dans le tissu glandulaire, bien que limité par une cap^ik fibreuse et séparé par elle de ce qui reste de la plani, il est plus difficile de l'en isoler complètement.
Enfin, même lors([u'il s'agit de néoplasmes provenaoi de répithéhum des culs-de-sac glandulaires, la tumeur a encore une forme lobulée ; elle reste lisse au toucher ei n'envoie point de prolongement au loin, toujours à an^ de la présence de la capsule d'enveloppey et elle se relie si manifestement à la masse glandulaire elle-même qu'on ne peut avoir aucun doute sur son ori«>^ine réelle.