CHAPITRE
lAHCBK kr pROHoanc.
La marche des tumeurs bénignes du sein et le pfonostic que l'on doit porter sur elles sont intimement liés l'un à l'autre, mais ils varient avec chaque variété de tumeur.
D'une façon générale, lorsqu'une tumeur prend un accroissement rapide, lorsque par conséquent elle présente dans sa structure beaucoup {feiemenfs embryonnaires, elle est dans des conditions très-favorables à une infection locale et â un envahissement progressif des parties voisines. Cette loi peut s'appliquer à toutes les tumeurs du corps humain.
Le développement des fibromes est lent en général. Ces néoplasmes conservent longtemps un petit volume ; et c'eut un fait exceptionnel de les voir, dès la première année de leur apparition acquérir des dimensions un peu considérables, celle d'un œuf ou d'une petite pomme.
Leur accroissement se fait, le plus souvent, par une série d'oscillutions ou de poussées d'une durée plus ou moins longue, mais trés-manifestes. Il n'est pas rare de
MARCHE ET PRONOSTIC DU FIBROME. i29
les voir rétrograder, se condenser et se réduire tellement dans leur volume que Ton en a vu diminuer de plus de moitié (1); on cite même quelques cas de résorption complète et spontanée.
On attribue très-souvent cette amélioration à l'influence d*un traitement, alors qu'elle n'est que le résultat d'une condensation spontanée du tissu propre de la tumeur qui, en se sclérosant, se rétracte et amène ainsi une diminution du volume de la masse morbide.
La disparition complète a été très-rarement observée; elle paraît pouvoir survenir quand il s'agit de tumeurs à leur début. Mais est-elle jamais complète, et ne restél-il pas un certain épaississement des lobules qui ont été le siège de Thyperplasie? Ce fait n'a pas été suffisamment examiné, et c'est une question importante à résoudre.
Un fibrome^ dont le tissu s'est sclérosé, peut rester ainsi stationnaire pendant de longues années; mais plus tard, au bout d'une période de temps absolument indéterminée, il peut devenir le point de départ d'une poussée nouvelle qui alors prend, assez souvent, une marche rapide. Il se forme des bosselures nouvelles dont l'augmentation de volume est très-rapidement considérable, de telle sorte qu'elles masquent en grande partie, ou même complètement, la tumeur primitive.
Lorsque cet accroissement est régulier et que toutes les bosselures superficielles se développent uniformément, la tumeur, tout en contenant des lacunes, est formée presque en totalité de parties solides.
Au contraire, si le développement de la masse morbide
(1) Broca, Traité des iumeurSy t. Il, p. 150.
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. se fait par soubresauts brusques, à l'occHsion desquels on voil quelques-unes des bosselures prendre un accroissement beaucoup plus rapide que leurs voisines, on doîl supposer qu'il s'est formé, dans la tumeur, des végétations inlra-kjsliqiies volumineuses, et qu'il s'est êpimché du liquide dans les cavités qui contiennent ces végétations.
Les Cornes n'amèoent jamais d'envahissMuait êm ganglions, jamais de généralisation, lia sont gênants, i cause du voluine qu'ils peuvent atteindre, et ils inquiètent tes malades par leur présence.
Ils offrent toutefois deux dangers dans leur évolatim. -' Us peuvent s'ulcérer et être alors le point de^psit ém complications habituelles de l'ulcération, c'est-érdin îda Férysipèle d'une part, et en second lieu de la suppuratioÉ prolongée qui, elle-même, peut être une cause d'épuisement pour les malades.
Dans un certain jiombre de cas, ces noyauï, primitivement fibreux, deviennent l'origine d'un travail pathologique déjà signalé par nous, et qui modifie complètement la nature de la tumeur. Ce n'est pas que te tissu ancien et sclérosé se change lui-même en un tissu nouveau différent, mais celui qui se forme à côté de lui, au lieu de passer par la série de transformations qui l'amènent à l'état de tissu conjonctif parfait, reste embryonnaire.
Celte modification dans l'évolution des éléments arntomiques de nouvelle formalion donne naissance à on sarcome qui prend aloi's une marche rapide et envahît assez vite une grande p;irtie de la glande mammaire.
Le sarcome primitif est rare dans la mamelle, et tors-