‹ Traité des tumeurs bénignes du seinChapitre 55 sur 84 · MARCHE KT PRONOSTIC DU SARCOME · texte numérisé non relu

MARCHE KT PRONOSTIC DU SARCOME

qu'une tumeur glandulaire revêt, dès le début, les caractères qui distinguent cette variété des tumeurs dites adénoideSy ce fail ne se présente guère que chez des femmes jeunes et dont le tissu mammaire, à peine formé, est encore très-voisin de l'état embryonnaire qui accompagne son développement normal. Xous renvoyons à TObservation XVIII qui est un bel exemple de ce fail.

Le sarcome mammaire succède le plus souvent à un fibrome ancien ; il n'est donc pas étonnant que pendant longtemps il en présente la marche.

Pins tard, lorsque Y évolution embryonnaire se produit, les caractères cliniques se modifient et l'évolution de la tumeur est bien plus rapide.

Dans le cas de sarcome, le tissu nouveau peut-il se généraliser et, dépassant les limites de la région mammaire, amener une infection de l'économie tout entière?

On doit admettre ce fait d'après Virchow, qui croit que le pronostic des sarcomes mammaires est en relation étroite avec la forme des éléments qui les constituent.

Ainsi, pour cet auteur, le sarcome à petites cellules se généralise rapidement et, à l'appui de cette opinion, il cite des faits où les organes internes et la colonne vertébrale ont été envahis par des tumeurs secondaires dont la structure élait identique à celle des tumeurs priinitives de la mamelle.

Au contraire, le sarcome à cellules fusiformes ou à corps fibro-plasliqucs de Lebert aurait une marche plus lente et ne se généraliserait pas.

Nous n'avons pas eu l'occasion d'étudier des sarcomes mammaires î\ petites cellules, et par conséquent il nous a été impossible de vérifier, à ce point de vue, l'opinion de Virchow. Tous les sarcomes de cette région que nous

tôi MARCHE ET PRONOSTIC

avons observés étaient formés de cellules fusiformw jusqu'à ce jour aucun ne paraît avoir été roccasion k infection à distance.

Cependant, le sarcome fuso-cellulaire peut être k gereux en ce que, si on le laisse se développer ce mesure, il finit par dépasser la capsule fibrem ât> veloppc qui le séparait des lisstis sains; on eà aij exposé à des répullulations sur place, même en l'ab» d'éléments glandulaires dont la présence peut, d^ façon générale, être considérée comme une sort?/ cause prédisposante à une récidive locale. H s^ppduit alors ce qui se passe pour les sarcomes des q^'^ régions; la tumeur repullule, parce qu'il est resles fond de la plaie une zone de tissu infectée dont les è^ ments avaient subi l'influence de voisinage de la tam enlevée. Mais il est rare que, pour les sarcomes idêmaires du moins, on ait attendu jusqu'à cette périoi Lorsque la question de récidive se pose, on peut toujœr^ la rattacher à ce fait que le chirurgien a pratiqué ** ablation incomplète de la glande mammaire,

MM. Cornil et Ranvier, en parlant des récidives fc sarcomes mammaires, font remarquer que, dans les tumeurs secondaires qui se sont reproduites sur place, ta ne trouvait pas toujours des lacunes ou des kystes d'origine glandulaire. Le fait est vrai. Mais dans ce case* était en présenc e de noyaux sarcomateux développes tt un point infecté, par suite de la rupture de la capsnl' fibreuse.

Dans d'autres faits de récidive, lorsque dans ropiration première on a respecté le tissu glandulaire nos encore envahi par l'altération morbide, les tumeurs secondaires sont la conséquence très-souvent, pour ne pa>

Page 1