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DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL AVEC LES TUMEURS DE LA KUI

Nous avons essayé d'établir aussi complétemenl ^jir possible le diagnostic des tumeurs dites adenoidti*^ sein avec le cancer. Celte partie de notre tache êlâkJ plus importante et même, au point de vue de la pralip journalière, la seule qui dut nous arrêter. Car, dansfc mense majorité des cas, pour ne pas dire toujours b question capitale à résoudre par le chirurgien, celle «f le rendm perplexe sera de savoir s'il est en présdkî d'une tumeur maligne ou bien d'une lunwur teHijfe* C'est ce qui explique l'étendue que nous avons donné^^ cette partie de notre étude.

Mais, dans un certain nombre de cas assez rares poc qu'on puisse les considérer comme exceptionnels, 0 rencontre dans la région mammaire des tumeurs auir*que les carcinomes et qui, par leur nature doivent élr séparées des tumeurs bénignes glandulaires.

Ce sonl le plus souvent de véritables surprises opératoires, car leur nature réelle n'avait pas été détermint-^ avant l'opération. Ce n'est qu'après coup, la pièce

en

main, que le chirurgien a pu, dans le plus grand nombre des cas, formuler un diagnostic exact.

Il existe dans la science très-peu d'observations probantes relatives à ces faits. C'est pour cetle raison qu'un diagnostic complet et certain est difficile, pour ne pas dire impossible, à établir, si on veut lui donner des bases solides.

Nous ne pouvons passer ces faits sous silence et nous devons chercher à déterminer les points de contact ou les différences qu'ils présentent avec les tumeurs dites adénoïdes^ tout en ne nous faisant pas d'illusion sur la valeur des résultats auxquels nous arriverons.

Ces diverses tumeurs sont : des névromeSj des tumeurs syphilitiques y des myomesy des angiomes et le galactocèley productions morbides qui toutes siègent dans la glande ou dans son voisinage immédiat; puis les tumeurs scrofuleuseSy les kystes hydatiqu^s vrais, les lipomesy les épanchements sanguins traumatiques et la tumeur ostéoïde : dans ces derniers cas le point de départ précis du processus pathologique paraît se rattacher, d'une façon moins immédiate, au tissu glandulaire de la mamelle.

Parmi ces raretés pathologiques, celles dont on peut espérer déterminer avec assez de précision la nature et sur lesquelles par conséquent l'attention doit être éveillée de préférence, sont : les névromes, les tumeurs syphilitiques et les tumeurs scrofuleuses de la région mammaire. C'est par elles que nous commencerons cette élude.

Névromes, — On doit d'abord se demander s'il existe réellement dans le sein des tumeurs formées par l'hypertrophie des tubes nerveux et, leur existence étant admise ou même démontrée, rechercher si elles sont aussi fréquentes que certains auteurs le croient, enfin déterminer

en quoi elles se différencient ou se rapprochent de m f-^ l'on a longtemps désigné sous le nom de tumeim irrit blés et surtout des petites tumeurs dites adènotdei ib.loureuses (1).

M. Léon Tripier (2), par des recherches inicrosoopitjir dans lesquelles il s'est servi du chlorure d'or, a pud^n» trerque, dans deux cas examinés par lui, il existait danstumeurs des tubes de Remack qui formaient la masse pmcipale de deux petites tumeurs mammaires sous-culâih^ ayant donné lieu à de très-vives douleurs névralgiqiië il s'agissait donc de véritables nèvromes amyéliniqm

Il est probable qu'il en est souvent ainsi et que Fa doit classer, dans cette variété, celles des tumeurs de b région mammaire qui sont toujours petites, ne dépassa: pas les dimensions d'un pois et, restant toujours sotcutanées, se font remarquer par leur dureté, par Fitsence d'ulcération et par des douleurs intolérables.

Elles se différencient des petites tumeurs dites df noîdes douloureuses qui le plus souvent sont de simpfe fibromes, en ce que ces dernières acquièrent assez n\^ dément un volume plus considérable que les néM\^IB^ et cessent d'être très-douloureuses lorsque leur yoIuiîk a pris un accroissement notable. A ce moment, du moins les douleurs ressenties par les malades ne sont plus névralgiques et, si celles-ci accusent des phénomènes douloureux, les sensations pénibles qu'elles éprouvent consistent seulement dans un certain embairas dans une ^if^ de la région, ce que le poiJs plus considérable de la tumeur explique suiïisamment.

(1) Voir à ce sujet Broca, Traité des tumeurs, t. II p. 431,

(2) L. Tripier. Dictionnaire encyclopédique, article Mamelle

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