MOYENS MÉDICAUX
douleur et de la tension, une exacerbation de tous les symptômes locaux étaient des indications très-positives de la saignée locale.
Tel est l'ensemble des moyens médicaux qui, d'après cet auteur, devaient être employés et dont on pouvait retirer de grands avantages pour les malades. Devons-nous accepter toutes ces données comme absolument démontrées? Nous ne le croyons pas.
En nous fondant sur la marche naturelle des tumeurs dites adénoïdeSj nous pensons que, si ce traitement n'est pas toujours dangereux, il est du moins le plus souvent inutile et n'amène par lui-même aucune amélioration appréciable. Bien plus, il nous semble que, dans certaines circonstances, il a pu être la source d'inconvénients assez sérieux.
L'emploi de l'iodure de potassium pourrait paraître à priori naturellement indiqué ; on connaît, en effet, l'action spéciale de ce sel sur la nutrition de la glande mammaire. Mais agit-il sur les tumeurs qui dépendent d'un état morbide de cette glande avec autant d'activité que sur le tissu glandulaire lui-même? Nous ne le croyons pas non plus, et c'est ce que l'expérience démontre. Il arrive en effet fréquemment que, par l'emploi prolongé de ce sel, on amène l'atrophie complète de la glande, alors que la tumeur n'en continue pas moins sa marche ascendante. Si ce médicament ne portait son action funeste que sur la glande malade, il n'y aurait que demi-mal ; mais il agit également sur la glande saine et la détruit d'une façon irrémédiable; de telle sorte que les malades, chez lesquelles on fait un emploi prolongé de l'iodure de potassium, non-seulement ne voient point leur tumeur disparaître, mais encore perdent absolument une glande mammaire dont la con-
i90 TRAITEMENT.
servalion eût pu présenler un certain intérêt, iplusk points de vue.
Nous arrivons à une conclusion analogue en àmi de près les résultats que l'on obtient par Temploi de>ot (ions faites avec les divere onguents préconisés par Lekr Pour les uns, on peut dire que leur action est Dulfe,K si l'on s'en sert, c'est uniquement pour faire prendre p tience aux malades; ils font partie cTune sorte de \mmeni inoraL Les autres, et c'est aux mercuriaux qw ^ reproche s'adresse surtout, ne sont pas absolument inficents; ils exposent à la salivation mercurielle, s%'^ employés d'une façon inconsidérée ; quant aux énihdfc locaux dont parle Lebert, ils peuvent, sur certaines [«s très-sensibles, être le point de départ d'érysipèlesplus^ moins graves.
Enfin, nous adresserons-nous aux émissions sangmfi* locales? II ne saurait, en effet, être question de saigna générales, bien qu'on les ait employées assez fréqueament à l'époque où toutes les maladies étaient pourais dire une indication à la saignée. II nous semble que F:* doit répondre par la négative.
Les émissions sanguines locales ne peuvent avoir (Tïjtre but que de pallier certains phénomènes, surtCHil b douleur; or actuellement, nous possédons des mo\at plus simples et plus puissants pour combattre ce phéicmène. Elles seraient également inefficaces pour modifier favorablement la gêne apportée par le volume de la massé morbide et les sensations de tension intérieure ressentie? par les malades, à certaines périodes de l'évolution d^ leur tumeur.
Devra-t-on, dans certains cas, employer les drasliqnei. Jes pédiluves chauds, de façon à activer récoulemenl de>