MOYENS MÉDICAUX
règles? S'il était prouvé que les troubles menstruels aient une action certaine sur le développement des tumeurs dites adénoïdes, comme on le supposait il y a peu d'années encore, ce conseil eût pu paraître fondé. Mais, ainsi que nous Tavons dit, nos recherches nous ont démontré que cette influence était le plus souvent nulle. L'emploi de cette médication emménagogue sera donc le plus habituellement sans indications précises, pour ne pas dire inutile.
Parmi tous les moyens que préconise Lebcrt, il en est un qui qui paraîtrait assez rationnel et qui, dirigé contre les petites tumeurs i:écentes auxquelles s'adressait tout le traitement médical que nous venons de diâcuter, pourrait peut-être quelquefois offrir certaines chances de succès. Nous voulons parler des douches lociUes chaudes, lancées avec force sur la région malade, pendant longtemps, dix à quinze minutes au moins. Lebert cite un fait dans lequel ce traitement avait amené la disparition complète d'une tumeur dite adénoïde du sein du volume d'une noix, au bout de vingt douches environ.
Ce fait est très-intéressant et, à cause de la grande autorité de son auteur, nous serions disposés à en tenir compte; mais il est unique jusqu'à ce jour, et l'on est en droit de se demander pour quelles raisons ce traitement n'a pas donné d'autres succès.
Il nous paraît résulter, de Tétude que nous venons de faire des divers moyens médicaux employés contre les tumeurs bénignes, qu'ils sont en réalité impuissants «\ guérir et souvent impuissants à soulager.
On pourra nous objecter que tous les jours on entend parler de guérisons de semblables tumeurs obtenues par <les moyens médicaux et des remèdes internes. Les pre-
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iniers nous serions heureux Ae pouvoir conslaler ilo jiareils résultais, et de nous incliner devant des observations probanlcs, relatives à des faits sérieusement el longtemps étudiés. Mais ces faits n'cxislcnl pas. La science moderne ne peut pas se contenter d'observations par à peu près ou de simples ailirmations que n'accompagne pa> une démonstration rigoureuse. ■
Les moyens chirurgicaux, dirigés contre les tumeur^ liénignes, sont multiples. Quelques-uns ne sont applicables^ que dans certaines conditions données et ne s'adre&seal qu'à des cas tout à fait particuliers; leur importance est bien plut"! Iii.-tni'iqiu' ([iie piMiiqin', À noire '.'[HKine du moins. Dans le cours de certaines périodes de la chirurgie, ils ont Joui d'une grande vogue, ils ont été prônés avec excès peut-être; nous devons néanmoins en leur compte et chercher à faire ressortir les défauts el les qualités de ces diverses méthodes.
Les diiférents moyens cliirui^icaux qui peuvent amener la l'ésorption sont le broiement et le morcellement souscxUané, les itijections irritantes iHlerstitielles et la compression.
L'écrasement des tumeurs el leur broiement constituent une méthode, au moyen de laquelle on a la prétention de faire résorber les tissus morbides. C'est à Malgaigne (1) que nous devons l'application de l'écrasement au
(1) Vel|>eau, Uàleciiie opiraMn, 1(139, t. II(, p. 70.