ÉNUCLÉATION ET AMPUTATION PARTIELLE
espérer une réunion par première intention, ou tout au
* moins, une réunion secondaire rapide. La cicatrice qui ^' succède à une pareille opération est linéaire, et Ton con-
* naît l'importance de ce détail, lorsqu'il s'agit de femmes '• jeunes, sur lesquelles les considérations de coquetterie
onl une si grande influence. Ainsi, opération moins grave, ; résultat esthétique meilleur et facile à dissimuler dans certains cas : tels sont les avantages de Fénucléation simple. Tous ces avantages compensent-ils la crainte des récidives presque certaines? Non, assurément. Cependant il nous paraît difficile qu'on puisse proposer d'emblée une mutilation pareille à celle qui résulte de l'amputation totale du sein.
Ceci nous amène à parler de Vamputation partielle^ moyen terme qui, dans un certain nombre de cas, permettra de concilier le désir bien légitime des malades d'éviter une grave mutilation avec la rapidité de la guérison par suite de l'étendue peu considérable de la plaie et avec la certitude quasi absolue d'échapper à la récidive.
Après l'étude approfondie que nous avons faite de l'anatomie et de la physiologie pathologique des tumeurs du sein, une logique rigoureuse devrait nous faire conclure que, dans tous les cas, la glande^ origine première de la tumeur, doit être sacrifiée. Mais, en tenant compte dans une juste limite des nécessités de la pratique, nous pensons que, sans compromettre l'intérêt futur de ses malades, le chirurgien peut pratiquer Vamputation partielle, I
Cette opération paraîtra d'autant plus autorisée que les lobules glandulaires touchant à la tumeur, sont souvent le siège d'une altération hyperplasique au début.
C'est tout au moins ce que nous ont démontré quelr|!!r> examens anatomiques. Ces lobules, déjà altérés, àïmim naissance à des tumeurs secondaires considérées peui-êtrç à tort, comme de véritables récidives, alors que en réalité, elles sont seulement la continuation du premifr processus pathologique.
Dans rénucléation simple, on eût laissé subsister. "^ graines de tumeurs; par Tamputation parlielie, onafe plus grandes chances de les enlever.
11 faut donc ici établir des distinctions imporlanK pour déterminer les conditions dans lesquelles il ef permis au chirurgien d'avoir recours à ce mm terme.
S'il s'agit de tumeurs sous-cutanées, petites, mobiles « devra s'adresser à Vamputation partielle. Ce serait seulment plus tard, si une récidive venait indiquer unedispsition ftkheuse de tout ce qui reste de la glande à subr successivement les altérations hyperplasiqnes qui donner lieu à la formation des tumeurs dites adénoïdes, quoi serait autorisé, bien plus qu'on devrait, pour couper court à une série d'opérations successi ves,à pratiquer Taïuputation totale du sein. 11 existe, en effet, dans la science certains faits de tumeurs dites adénoïdes (des fibrome sans aucun doute), dans lesquels il a fallu faire six ou sep: opérations, avant d'avoir vu s'éteindre la tendance hvperplasique. Bien qu'individuellement chacune de ces opérations ne présente que peu de gravité, et paraisse exposer modérément les malades à toutes les conséquences des plaies, à l'érysipéle surtout, elles n'en sont pas raoin> susceptibles, d'entraîner à leur suite quelques complications.
Après avoir fait connaître les conditions dans lesquelles