‹ Traité des tumeurs bénignes du seinChapitre 75 sur 84 · AMPUTATION PARTIELLE · texte numérisé non relu

AMPUTATION PARTIELLE

rampulalion partielle nous paraît indiquée, nous devons décrire en quelques mots la manière dont elle doit être pratiquée.

Dans Vénucléation proprement dite, on peut souvent se contenter d'une incision simple correspondant à la partie la plus saillante de la tumeur; celle-ci se présente alors d'elle-même, si l'incision a été suffisamment profonde.

Pour pratiquer V amputation partielle^ telle que nous la comprenons, on devra limiter par deux incisions courbes, suffisamment éloignées l'une de l'autre, un lambeau de peau correspondant au diamètre transversal de la tumeur. Lorsque celle-ci sera mise à nu, on amputera à droite et à gauche la glande elle-même dans une étendue de un à deux centimètres environ, de façon à avoir toutes les chances possibles d'enlever les portions glandulaires qui peuvent commencer à être altérées.

De cette manière, la plaie ne sera pas très-considérable ; elle permettra de tenter la réunion totale par première intention lorsqu'on se Irouvera dans un milieu convenable, et la réunion partielle, dans les conditions hygiéniques où nous nous trouvons placés habituellement dans nos hôpitaux.

ifi AMPUTATION TOTALE.

Si l'on est en présence d'une tumeur volumineuse déformant la région mammaire et contenant des kystes appréciables, s'il s'agit d'un sarcome parfaitement défini, si la tumeur est enclavée dans la glande, ou bien si elle est développée surtout dans sa partie postérieure de façon à la repousser en avant, il faut dans tous ces cas

pratiquer V amputation totale de la mamelle, pour av:ï un résultat définitif.

L'amputation totale ou partielle du sein esl une (\^ ration assez importante pour nécessiter l'emploi du d' roforme, s'il n'existe aucune affection orçanique qui 'î soit une conlre-indication absolue.

Nous ne pouvons avoir l'intention d'entrer dans i^ longs détails au sujet du mode opératoire que Ton U mettre en usage pour pratiquer Fampulation du m Celui auquel nous avons recours ne diffère sensiblein^ en rien de celui qu'emploient tous les chirurgiens.

La seule remarque importante sur laquelle nousT^J- Ions insister, c'est que, lorsqu'il s'agit d'une tuni'î bénigne du sein, le chirurgien peut presque loujocn conserver autant de peau qu'il le juge convenable péque le plus souvent celle-ci n'est pas malade, conlra rement à ce qui a lieu dans les tumeurs malignes. i> là une condition favorable dont il faut savoir protiK pour diminuer le temps nécessaire à la cicatrisalion d la plaie.

Le chirurgien circonscrit la mamelle entre deux m sions limitant une ellipse dont le gi-and axe présentent direction oblique de haut en bas et de dehors en dedaff c'est-à-dire suivant la direction du plus grand diamttr^ du sein. Puis il disséquera la partie profonde de laHand'. très-rapidement, ce qui est d'autant plus facile dansl^ cas qui nous occupe qu'il n'existe pas d'adhérences pnfondes.

Comme en général on n'intéresse que des vaisseam sanguins d'un volume très -médiocre , on peut faire appliquer les doigts d'un aide sur ces vaisseaux oo mieux encore avoir recours aux pinces hémostatique?

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