AMPUTATION TOTALE
employées journellement dans Topéralion de Tovariotomie.
En agissant ainsi on pourra, sans inconvénient, pratiquer seulement à la (in de l'opération la ligature ou la torsion des vaisseaux. Nous recommandons surtout d'àvoir la patience d'attendre un temps suffisant pour être absolument certain que tous les vaisseaux, susceptibles de donner lieu à un écoulement sanguin, ont été liés ou tordus.
En suivant cette pratique, le chirurgien évitera, et au malade et à lui-même, les ennuis et les inconvénients d'une hémorrhagie secondaire.
Doit-on tenter la réunion par première intention? Ce mode de pansement n'est guère possible que dans les cas d'amputation partielle ou bien dans les cas d'amputation totale, lorsqu'on a pu conserver assez de peau.
Mais, nous devons le répéter, la question se présente sous un aspect tout différent, suivant que l'on pratique dans les grandes villes ou dans les campagnes. Pour notre compte, nous devons dire que dans les salles d'hôpital nous y avons renoncé depuis longtemps, découragé par des insuccès trop fréquents. En ville, nos différentes tentatives n'ont pas été généralement plus heureuses; dans les cas où les deux bords cutanés se sont réunis par première intention, le plus souvent la réunion de la face profonde de la peau aux parties sous-jacentes q'a pas eu lieu, le pus s'est collecté et nous a obligé, pour lui donner issue, de détruire la réunion déjà obtenue.
Il est plus sage de ne tenter la réunion primitive, si elle est possible, que dans une étendue limitée de la plaie, en ayant soin de laisser la partie déclive de celle-ci largement
r>2i TRAITEMENT.
ouverte, el d'interposer entre ses bords soit une mèdr i charpie, soit un tube à di-ainagc.
En tout état de choses, nous terminons le paokm^ct suivant la méthode classique, c'esl-à-dire en aocumiù: au-devant de la plaie une quanti té considérable de cbri. sèche et en maintenant le tout par un bandage apprcf Il importe d'employer une grande quantité de iliïj». afin que les pièces de pansement n'étant pas soiu trop rapidement, il soit possible de différer pendanlti ou trois jours la levée du premier appareil.
Nous laissons, en effet, ce premier panseraenl pai:: trois ou quatre jours, suivant les ind ica tiens qui ooil^j fournies par les douleurs que ressent la malade d\4. mauvaise odeur qu exhale la suppuration.
Lorsque nous jugeons convenable de défaire le [ùiiment, nous n'enlevons de la charpie que les couchesperficielles, évitant de faire le moindre effort p«'ur: racher les portions qui sont adliérentcs à la pkiie. h nous contentons d'ajouter, par- dessus, de la clcii trempée dans de l'eau ou de l'alcool phéniqué i C'est la suppuration elle-même qui se changera pluiv. d'éliminer la couche de charpie restée adhérente plaie.
Nous continuons à panser tous les jours, tanlca a de l'alcool phéniqué, tantôt avec du styrax, selon ïéu^ parties.
Tel est le mode de pansement qui nous a donn^ imeilleurs résultats.
Nous avons mis également en usage le pansement oit de M. A. Guérin et le pansement de Lister.
Le pansement de M. A. Guérin, que nous avons empk* avec tant de succès pour les plaies d'amputation i-