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CHAPITRE IX. — Phénomènes consécutifs aux tumeurs blanches

Lorsqu’une tumeur blanche est guérie, jamais l’articulation ne se trouve exactement dans le même état qu’auparavant. Dans les cas les plus favorables, il ne persiste qu’une roideur qui peut se dissiper au bout d’un temps plus ou moins long. D’autres fois, il y a ankylosé complète ou incomplète, qui peut elle-même exiger un nouveau traitement. Le premier cas a lieu généralement dans les tumeurs blanches à la première période, bien traitées; le second a lieu le plus souvent dans celles à la seconde période.

Quelquefois il reste une rétraction de certains muscles, qu’il faut vaincre par des moyens thérapeutiques que j’indiquerai. Lorsqu’il existe un déplacement, une luxation, ils persistent après la guérison, sans que l’on puisse même la plupart du temps songer à y remédier. Enfin, il n’est pas rare de voir survivre aux tumeurs blanches des névralgies parfois très-douloureuses. On les distingue parce que les douleurs ne sont pas continues, qu’elles augmentent par la pression sur le trajet des nerfs, et qu’elles ne sont accompagnées d’aucun gonflement. Elles peuvent exister dans l’articulation même; mais beaucoup plus souvent elles se montrent dons ses environs, ou dans les parties situées au-dessous, surtout si

celles-ci ont été le siège de douleurs névralgiques pendant la maladie. Ces névralgies persistent après celle-ci, qui les a causées; on reconnaît qu’elles ne sont plus symptomatiques, parce que l’articulation n’est plus gonflée et qu’elle n’est plus douloureuse ni aux mouvements, ni à la pression. Ces névralgies se manifestent surtout lors des perturbations atmosphériques et des mauvais temps.

Toujours il reste une atrophie plus ou moins considérable du membre; s’il est rendu complètement à ses fonctions, elle peut cesser tout-à-fait; s’il ne l’est pas, ou s’il y a eu luxation, elle ne fera que diminuer d'une quanti lé plus ou moins considérable.

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