‹ Traité des tumeurs blanches des articulationsChapitre 80 sur 107 · CHAPITRE 1. — Généralités · texte numérisé non relu

CHAPITRE 1. — Généralités

J’arrive maintenant à la section qui constitue le but définitif de mon travail, celui vers lequel ont tendu toutes les autres. En effet, pourquoi avons-nous étudié l’anatomie et la physiologie pathologiques? Pour apprécier les lésions et apprendre ainsi à connaître ce que la thérapeutique doit combattre, les dégâts qu’elle doit chercher à réparer. — Pourquoi avonsnous étudié la symptomatologie? Pour arriver à un diagnostic exact, qui permette de reconnaître les lésions qui existent et de leur opposer les moyens thérapeutiques convenables. — C’est d’ailleurs cette section qui doit constituer pour le praticien le but principal de mon ouvrage, c’est elle qui doit légitimer à ses yeux les principes posés précédemment.

Après les détails circonstanciés donnés dans les sections précédentes sur tout ce qui concerne les tumeurs blanches, celle-ci pourra être relativement beaucoup moins étendue. Conséquence de tout ce qui a été dit, le traitement pourra se résumer en quelques principes clairs, positifs et rationnels.

Dans une première partie, je poserai toutes les indications du traitement des tumeurs blanches, et je donnerai les moyens qui me paraissent les plus propres à les remplir dans l’état actuel de la science. Ce sera la thérapeutique générale des tumeurs blanches. — Dans la seconde, j’appliquerai ces données à chacune d’elles en particulier. La thérapeutique offrira

ainsi des divisions corrélatives à celles que nous a présentées la symptomatologie.

La thérapeutique générale offre trois grandes séries d’indications : 1° prévenir la maladie; 2° la guérir lorsqu’elle existe; 3° remédier aux inconvénients, aux infirmités qu’elle peut avoir laissés à sa suite. — Dans chacune de ces séries, il y a deux ordres d’indications : le premier se rapporte à la maladie considérée en elle-même, à l’arthrite; le second se rapporte à la constitution de l’individu et aux divers états qu’elle peut présenter. Ces deux ordres d’indication ont de l’importance surtout lorsqu’il s’agit de la thérapeutique proprement dite, lorsqu’il existe une tumeur blanche que l’on est appelé à guérir. — Ces considérations nous indiquent déjà les grandes coupes dans la thérapeutique générale : 1° prophylaxie; 2° traitement de la maladie locale; 3° traitement de l’état général dans lequel se trouve l’individu ; 4° traitement des suites des tumeurs blanches.

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