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d’une force extérieure, mais le malade ne peut lui supprimer de mouvements volontaires.
Lorsque je le produisis à ma clinique, il marchait d'un pas assuré et sans aucun appui. Il demanda sa sortie de l’hôpital à la fin de juin.
Voilà certes un beau succès, obtenu sur une ankylosé très-ancienne, et en partie osseuse ; ce succès a été d’autant plus completqu’il a rendu à l’opéré l’usage d’un membre depuis longtemps inutile et incommode. Eh bien! toutes les observations de M. Langenbeck sont aussi concluantes. Sa méthode mérite donc la plus sérieuse attention. Mettant tous les tissus contractiles dans le relâchement, elle fait éviter leur rupture; elle facilite au contraire celle des tissus fibreux et des jettées osseuses qui unissent entre eux les os. On peut, comme je l’ai dit, effectuer le redressement complet en plusieurs séances, ne faisant à chacune que quelques manœuvres. — Cette méthode est simple, n’exigeant l’emploi d’aucune machine spéciale; elle est sans danger, le chirurgien pouvant mesurer et graduer ses efforts selon les indications; — enfin, elle jouit d’une efficacité incontestable.
Une seule variété d’ankylosc lui échappe; c’est celle par soudure de toute la continuité des surfaces, ou l’ankylose complète proprement dite. Cette variété semble échapper à tout moyen thérapeutique, les deux os n’en formant en réalité plus qu’un seul. Cependant, la hardiesse des opérateurs n’a pas reculé devant cet obstacle : ils se sont dit qu’ils pourraient bien transformer cet os continu en un os divisé par une pseudarthrose : il y avait là une certaine imitation de la nature, (pii ne consolide pas certaines fractures. — Mais l’ankylose pour laquelle on recherche les secours de l’art est presque constamment une ankylosé avec position vicieuse; i! fallait donc redresser le membre en môme temps qu’on le dotait d’une fausse articulation. Pour cela, que fallait-il faire? Découvrir l’un des os, en inciser une portion cunéiforme dans le sens vers lequel on veut le ramener, et remettre les deux parties en contact en brisant la partie osseuse restante. Cette opération a été pratiquée en Amérique sur diverses arti dilations, et entre autres sur le genou et la hanche, par MM. Barton, Gibson et Platt-Burr. Mais, ils ne l’ont jamais faite que sur dos nègres,
liiez lesquels, parait-il, toutes les opérations réussissent. — Je n’oserais jamais la proposer et encore moins la pratiquer chez nous ; car que fait-on par là? On produit une fracture de la cuisse ou de la jambe, avec plaie et entrée de l’air dans le foyer. Or, je n’ai pas besoin d’insister sur la grav i té d’une pareille lésion ; et je doute que, l’ayant opérée, on ose pratiquer les manœuvres nécessaires pour empêcher la consolidation et amener la production de la pseudarthrose. Si donc celle-ci ne se produit pas spontanément, ce qui est fort chanceux, on aura remplacé l’ankylose par une autre ankylosé. Un tel résultat ne permet pas d’exposer un homme à de pareils dangers.