TUMEURS DU SINUS SPHÉNOÏDAL
transparents, très clairs, laissaient voir une névrite optique, surtout développée à droite.
Les masses tirées des fosses nasales avait toutes les apparences d'un myxo-sarcome .
Rapidement, le malade devint inconscient ; puis il tomba dans l'état comateux et mourut à la fin de novembre.
A l'autopsie, on trouva un néoplasme de la grosseur d'un œuf de poule dans le lobe frontal droit, de la grosseur d'un œuf de pigeon dans le lobe frontal gauche. Ces masses étaient en communication avec une même tumeur qui se propageait à travers l'ethmoïde dans les fosses nasales. La partie moyenne de la selle turcique était recouverte par ce néoplasme qui adhérait à la dure-mère et s'étendait vers la moelle allongée pour se terminer un peu en avant du trou occipital.
La destruction de l'ethmoïde était presque complète, et tout le squelette, aussi bien que le contenu de l'orbite, avaient des altérations considérables, surtout à droite.
Obs. de Wick et Alt (Journal of ophthalmology, novembre 1886, et in Berger, Th. Paris, 1890, p. 40). — Un cas de tumeur maligne du cerveau. Atrophie des deux nerfs optiques, sans névrite optique. — Cette tumeur était un sarcome à cellules rondes, qui, après avoir détruit les couches optiques et le chiasma, perforait les parois de l'orbite et remplissait cette dernière cavité. L'amaurose apparut bientôt ; l'exophtalmie et les désordres cérébraux constituaient les symptômes les plus apparents, sans névrite optique, parce que la tumeur sarcomateuse avait son origine dans les bandelettes optiques et entraînait la dégénérescence de tout le tissu nerveux.
Obs. de Durante (Arc h. de largngologie, juin 1890). — Tumeur mixte (épilhéliosarcome) des fosses nasales. Envahissement des lobes frontaux, abcès latent du cerveau. Mort subite. — L'envahissement du sinus sphénoïdal était secondaire, et on peut admettre que le point de départ de l'épithélioma se trouvait au niveau de la muqueuse des cornets ou des cellules ethmoïdales. Il s'agissait d'un épithélioma infecté avec des foyers de suppuration. Les troubles de la vision étaient nuls.
Obs. de Morax (Annales d'oculisliijuc, année 189G,' t. CXV, p. 409, et Société française d'ophtalmologie, 6maH89G). — Troubles oculaires observés dans un cas d' 'épithélioma du sinus sphénoïdal. — Affaiblissement progressif de la vision, puis cécité brusque sans lésion du fond de l'œil. Céphalées continues. Ultérieurement névrite optique légère, puis atrophie de la papille. Au début, pas de troubles naso-pharyngés, puis écoulement purulent par le nez, et apparition de tumeurs pédiculées sur la pituitaire. Paralysie des nerfs moteurs oculaires. Ptosis, exophtalmie par tumeur intraorbitaire. Mort un an après le début de l'affection par broncho-pneumonie.
L'autopsie démontra un épithélioma primitif du sinus sphénoïdal avec dilatation du sinus ; envahissement, par le néoplasme, du corps du sphénoïde, des nerfs optiques et du chiasma. Prolongements néoplasiques dans l'orbite, les sinus maxillaires et les gouttières ethmoïdales. Envahissement de la face orbitaire et des circonvolutions frontales. Broncho-pneumonie.
Obs. de Jocos (Discussion sur l'épithélioma du sinus sphénoïdal. Soc. franç.
TUMEURS DU SINUS SPIïÉNOÏDAL
tVophl.-, séance du 6 mai 1896). — Homme, 56 ans, opéré de M; Péan : résection du maxillaire supérieur gauche, pour un sarcome. Vision conservée, mais paralysie intrinsèque complète de la 3e paire. Le 30 juin 18941e malade présentait des troubles neuroparalytiques graves du côté opéré, dont la vision était nulle. De l'autre côté, la vue baissait rapidement. Malgré l'énucléation de l'œil gauche, l'amaurose était complète au bout de 10 jours, malgré une papille normale. Le naso-pharynx s'obstrua et la respiration devint difficile, sans qu'aucun phénomène ophtalmoscopique se produisit. Le malade, reparti chez lui, ne fut plus suivi et mourut quelque temps après.
Obs. de Ferreri (Arch. ital. di otol., n° 7, 1899, Revue de laryngologie de Moure, année 1899, t. II, p. 329). — Fibro-sarcomc du sinus sphénoïdal. — Femme de 60 ans, présentant une tumeur dure, à surface lisse, non saignante, insérée sur la voûte du pharynx. Cette tumeur fut d'abord enlevée avec la pince coupante de L'iwenberg. La tumeur se reproduisit plus grosse, refoulant en avant le voile du palais. La malade avait de Vexophialmic droite, avec ptosis de la paupière correspondante ; elle était très amaigrie, presque cachecliséc.
L'opération fut pratiquée et démontra qu'il s'agissait d'un fibro-sarcome du sinus sphénoïdal.
Obs. de Blake. (Académie de Médec., 9 avril 1900). — Sarcome du sinus sphénoïdal enlevé depuis trois ans et huit mois, sans récidive.
Fig. 217. — Sarcome de la base du sphénoïde (Rodeut Kennedy). (Atlas Maitland-Ramsay.)
Comme ceux des tumeurs" des" autres sinus, les symptômes des tumeurs du sinus sphénoïdal peuvent être divisés en trois périodes :