‹ Traité des tumeurs de l'oeil de l'orbite et des annexesChapitre 105 sur 128 · TUMEURS DU SINUS SPHÉNOÏDAL · texte numérisé non relu

TUMEURS DU SINUS SPHÉNOÏDAL

lre période. — La tumeur est contenue dans le sinus, non encore distendu ; aucun symptôme apparent, ni objectif, ni subjectif.

2e période. — Le sinus est dilaté, et la paroi supérieure, repoussée comprime l'un des nerfs optiques et quelquefois même les deux nerfs à la fois ; on comprend que le retentissement de la tumeur sur les nerfs soit très variable, puisque la paroi des sinus est elle-même, selon les individus, d'une épaisseur très inégale ; quand la paroi est mince, la compression occasionnée par la tumeur peut s'étendre jusqu'à la carotide interne.

3e période. — Dans cette période la tumeur perfore les parois du sinus sphénoïdal et pénètre dans la cavité naso-pharyngienne, les fosses nasales, les cellules ethmoïdales, l'orbite (fig. 217) et la cavité crânienne. Cette cavité peut être envahie sans qu'il en résulte le moindre symptôme subjectif, surtout quand la marche de la tumeur est très lente.

Les symptômes résultant de cet envahissement, quand il y en a, sont la céphalalgie, les accès épileptiformes, la méningite, etc.

Les phénomènes résultant de l'envahissement de l'orbite méritent une étude toute spéciale, non seulement en ce qui concerne les tumeurs du sinus sphénoïdal, mais aussi au sujet des néoplasmes des autres sinus. Ce sont, en effet, les désordres orbitaires qui nous intéressent particulièrement, et ce sont eux que nous allons étudier dans un chapitre d'ensemble, maintenant que nous avons exposé dans leurs grandes lignes les caractères des tumeurs bénignes ou malignes, susceptibles de naître dans les sinus et d'envahir secondairement la cavité orbitaire.

Nous nous inspirerons, pour cette étude, des excellents travaux écrits sur ce sujet sous la direction de Rollet, de Lyon, par ses élèves Brisson 1 et Bergé2.

1 Brisson, L'œil et les tumeurs des sinus de la face. Étude anatomo-clinique et diagnostique. Archives provinciales de chirurgie, 1898.

2 Bergé, L'œil et les fumeurs solides du sinus frontal. Th. de Lyon, 1902.

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