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DIAGNOSTIC

nerf optique, a mis vingt ans à évoluer, et à côté de ce cas, exceptionnel par sa lenteur, nous pouvons citer celui de Lawson, exceptionnel par sa rapidité ; il s'agissait d'un sarcome à petites cellules développé dans les gaines et ayant envahi, ainsi que le révéla l'autopsie, presque tous les viscères.

Chez les enfants l'évolution est plus rapide en général que chez les adultes. Avec Jocqs nous pouvons signaler à l'appui de cette assertion :

1° Une durée de 5 mois, chez un enfant opéré à l'âge de 7 ans (fibrosarcome);

*2° Une durée de 10 mois, chez un enfant opéré à l'âge de 15 mois (sarcome fibro-plastique) ;

3° Une durée d'un an, chez un enfant opéré â l'âge de 8 ans (myxo-sarcome).

Chez l'adulte la durée et la malignité des néoplasmes sont un peu différentes ; le néoplasme évolue plus lentement, et il n'est pas rare de constater qu'il a fallu des années pour entraîner des phénomènes appréciables.

Il est impossible d'être actuellement plus précis dans ces considérations sur la marche et la terminaison des tumeurs du nerf optique ; il est certain que tout dépend de la structure intime du néoplasme, mais malheureusement il s'en faut de beaucoup que tous les observateurs aient fait suivre leur étude clinique d'un examen histologique complet. Beaucoup de tumeurs ont ' été examinées très sommairement et restent, pa. conséquent, inconnues au point de vue de leur structure intime. Ceci explique pourquoi il n'est pas possible de démontrer, statistique en mains, que la différence dans l'évolution des cas dépend des diverses variétés cliniques auxquelles ces cas appartiennent.

§ 6. — Diagnostic.

Le diagnostic différentiel repose essentiellement sur les symptômes fondamentaux, qu'on peut ainsi grouper :

1° Marche lente, sans douleurs, sans phénomènes inflammatoires ;

2° Perte prématurée ou diminution rapide de l'acuité visuelle, signes ophtalmoscopiques ne paraissant pas en rapport avec la diminution de l'acuité ;

3° Mobilité du globe relativement bonne ;

h" Tumeur palpable à l'intérieur de l'entonnoir musculaire, saillante surtout en dedans et en haut, et se dirigeant vers le trou optique.

Ce sont là les symptômes qu'il faudra avoir toujours présents à l'esprit quand viendra l'heure du diagnostic différentiel.

Ce diagnostic peut être fait à trois périodes :

1° A la période de début;

2° A la période d'état ou d'exophtalmie très marquée ;

3° A la dernière période, ou période des complications oculaires.

1° Période de début. — On peut confondre une tumeur du nerf optique avec une paralysie musculaire, le goitre exophtalmique, une tumeur orbi- *aire et même une tumeur cérébrale au début.

Une paralysie musculaire légère produit un strabisme modéré et de la diplopie, comme le néoplasme du nerf optique, mais ne diminue pas comme lui l'acuité de la vision et n'entraîne pas de signes ophtalmoscopiques papillaires.

Le goitre exophtalmique au début se caractérise quelquefois uniquement par un peu d'exophtalmie, et même cette exophtalmie peut être unilatérale; de plus, elle est directe, et tous ces caractères permettent de songer à une tumeur du nerf optique à la première période. Il faudra encore ici interroger attentivement lç^fond de l'œil, indemne dans le goitre, souvent intéressé dans le néoplasme du nerf optique, et surtout l'acuité visuelle qui, dans ce dernier cas, est altérée de très bonne heure.

Une tumeur orbitaire au début entraine toujours une exophtalmie latérale ; l'œil est poussé du côté opposé à la tumeur: elle n'intéresse pas l'acuité visuelle et ne détermine aucun phénomène de compression dans le nerf optique avant d'avoir atteint un volume considérable.

Les tumeurs cérébrales ont souvent, comme symptôme initial, des désordres papillaires typiques; ce sont des papillites, des névrites par stase, extrêmement nettes, quoique permettant encore une acuité relative-

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