‹ Traité des tumeurs [electronic resource]Chapitre 14 sur 158 · II. TUMEUnSNON CANCÉREU- 1 /rv<stnï(1ps P'I · texte numérisé non relu

II. TUMEUnSNON CANCÉREU- 1 /rv<stnï(1ps P'I

SES QU'ON POuunAiT coN-<^ 3» Tumeurs renfer- ^^J^ioi h- ^^^^ FONDRE AVEC LE CANCER. 1 mant des kystpsj proliferum (%5^e5

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4» Tumeurs formées de tissu fibreux : Dermoïdes {fi- ' hrôme).

Quoique Muller n'ait pas découvert les tumeurs cartilagineuses, il en a donné une excellente description; il en a indiqué la structure anatomique et la composition chimique. C'est un service réel que la science a reçu de lui. Mais après lui avoir rendu cette justice, nous devons dire que sous les autres rapports l'intervention de ce physiologiste éminent dans la question des tumeurs a été fort malheureuse. Sa classe des tumeurs cancéreuses est entièrement arbitraire, puisqu'elle ne repose sur aucun caractère physique. Le carcinoma fasciculatum, exclusivement composé de fibrilles, sans aucune trace de cellules ni de noyaux, s'y trouve à côté des tumeurs qui renferment comme élément principal des cellules à noyau. L'auteur suppose que tous ces carcinômes sont des tumeurs malignes. Cette assertion aurait quelque valeur dans la bouche d'un homme qui aurait observé les malades; de la part d'un homme qui n'a examine que des tumeurs, elle perd toute créance. Lorsqu'on cherche sur le tableau la place qu'il faut assigner aux adénômes ou aux adénoïdes,

HISTORIQUE. — LES UNITAIPxES ALLEMANDS. 35

qui sont si communs et dont la bénignité est complète, on trouve que Muller a nécessairement dû les ranger parmi les cancers, car il n'y a aucune place pour eux dans les autres divisions. Il est impossible que Muller n'ait pas vu de tumeurs tuberculeuses. Où les a-t-il mises? On arrive par exclusion à reconnaître qu'il en a encore fait des cancers. En un mot, toutes les tumeurs qui ne sont ni fibreuses, ni cartilagineuses, ni graisseuses, ni kystiques, se trouvent indistinctement rejetées parmi les cancers, dans l'une ou l'autre des six espèces assez mal définies qui composent ce groupe incohérent. La plupart des distinctions péniblement établies depuis le commencement du siècle, sont ainsi efi'acées d'un seul trait de plume, et on retombe dans la confusion des époques antérieures à la naissance de l'anatomie pathologique. Si nous passons au second groupe, nous trouvons un désordre plus grand encore. Le lipôme est juxtaposé aux kystes qui renferment des matières grasses. Le cholestéatôme est une création presque puérile, une espèce entièrement factice, formée par la réunion des kystes qui renferment, au milieu de cellules épithéliales polyédriques, une quantité plus ou moins grande de cristaux decholestérme. Mais le genre le plus inextricable est celui des cystoïdes et des cystosarcômes. Les caractères de ces deux espèces et de leurs variétés sont si mal définis, les descriptions sont si obscures et si vagues, qu'il est tout à fait impossible de s'y reconnaître.

A une tout autre époque, un travail aussi défectueux aurait été accueilli comme une de ces œuvres de faiblesse qui échappent quelquefois aux esprits les plus éminents : Quandoque bonus doZitat Homems. Mais, dans le moment où toutes les têtes de l'Allemagne

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celte théorie tous les tissus pathologiques ne pouvait manquer d'obtemr un grand succès. La doctrine de Muller devint donc aussitôt classique dans les écoles allemandes, et elle l'est encore aujourd'hui maigre les tentatives que quelques esprits indépendants ont fat; pour lui résister. Plus occupés de chercher les causes premiL qu cl en étudier les effets, plus curieux de constater l'analogie des ori ZZ '^^T^" l'analyse pour syt

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36 DES TUMEURS EN GÉNÉRAL

l'alrabilc. Les mois sont changés ; le résultat final est le mùmc : toutes les tumeurs ont sinon la mûme structure, du moins la môme nature, puisqu'elles ont la môme origine; toutes naissent dans le môme blaslème et proviennent des mômes cellules : leurs diflérences tiennent aux divers degrés d'évolution de ces cellules; elles peuvent passer d'un degré à un autre, et ces transformations de tissu, bien que désignées sous un autre nom, ne sont autre chose que ce que les anciens appelaient des transformations par dégénérescence.

Il y a cependant dans le système des Allemands modernes un point de vue entièrement nouveau. Pour les anciens, toutes les tumeurs étaient des produits contre nature, prœter naturam. Pour les micrographes unitaires, elles sont toutes formées, secundum naturam, par les éléments normaux de l'organisation; il n'y a pas de productions hétéromorphes, caries cellules pathologiques ne diffèrent en rien des cellules physiologiques. La théorie cellulaire enseigne que, dans le travail de nutrition dont tous les organes sont le siège, (les' cellules doivent se produire incessamment et normalement dans tous les tissus. Les cellules pathologiques ne sont autre chose que des déviations de ces cellules normales ; les tumeurs sont dues à des aberrations de la force métabolique qui préside à l'organisation du blastème primordial. De même qu'il n'y a pas plusieurs espèces de cellules normales, il n'y a pas plusieurs espèces de cellules palholodques. On peut continuer à établir, parmi les diverses tumeurs, des groupes basés sur quelques caractères extérieurs; mais ces distinctions sont accessoires et doivent plier devant les exigences delà

théorie cellulaire.

Une fois engagée dans cette voie malheureuse, l'école allemande ne pouvait plus s'arrêter. Les productions tuberculeuses, qu il était impossible de rapprocher du cancer, furent trouvées composées de globules microscopiques. On savait, en outre, depms Senac, c est-àdire depuis plus d'un siècle, que le pus renferme une innombrable ruantité de globules sphériques dont la nature cellulaire fut bien ôt A lablie Pus, tubercule, épithélium, cancer, tout cela vint se fondre dins la grande unité morphologique. Certes, on n'ignorait pas que c s d ver éléments microscopiques diffèrent énormément les uns des autres par leur forme, leur volume, leurs propriétés chmiiques ; mais Tes esprits dominés par les systèmes ne s'arrêtent pas pour Tneu Entre une différence matérielle, positive, évidente et^une

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^ grL renfort d-hypo^èses.

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