‹ Traité des tumeurs [electronic resource]Chapitre 31 sur 158 · REMARQUES SPÉCIALES · texte numérisé non relu

REMARQUES SPÉCIALES

vent dès lors être considérés comme des hypertrophies partielles ; mais beaucoup d'autres sont complètement énucléables, et d'autres enûn sont décidément de formation nouvelle, puisqu'ils sont situés en dehors de l'utérus et ne présentent aucune continuité avec cet organe. J'ajoute que j'ai vu une de ces tumeurs chez V homme, entre la portion membraneuse del'urèthre et la face anlérieuredu rectum. J'ai jugé opportun de ne pas segmenter le groupe des hystérôraes, de même que j'ai conservé l'unité des kystes et celle des tumeurs érectiles. On remarquera d'ailleurs que ces trois espèces de productions accidenlelles occupent sur mon tableau une situation très-voisine de celle qu'elles occuperaient, si on les rangeait parmi les hypertrophies partielles, de telle sorte que si on prenait le parti de dichotomiser l'une ou l'autre de ces espèces, les deux espèces nouvelles qui résulteraient de celle bifurcation se trouveraient encore très-rapprochées. Je n'ai donc pas à craindre d'avoir porté préjudice aux divisions naturelles.

Puisque je viens de parler des hystérômes, des tumeurs érectiles et des kystes, je crois devoir expliquer pourquoi ces trois espèces de tumeurs forment sur mon tableau un groupe particulier. Ce qu'il y a de commun entre elles, c'est qu'elles ne sont pas constituées par la répétition pure et simple d'un élément analomique unique, mais parla combinaison de plusieurs éléments régulièrement disposés en un tissu homologue. On vient de voir qu'elles peuvent les unes et les autres être dues tantôt à un simple travail d'hypertrophie, tantôt à unenéoplasie véritable. Ces tumeurs à éléments composés trouvent donc naturellement leur place après les hypertrophies, et avant les néoplasmes à éléments simples qui terminent le grand groupe de productions homœomorphes et homologues. J'ai cru devoir comprendre également dans le groupe des tumeurs homologues à éléments composés, celles qui sont constituées à la fois par l'hypertrophie et par l'hypergénèse des tissus, transitoires ou définitifs, des dents et des bulbes dentaires. La place que je leur assigne dans la série est justifiée à la fois par l'élude analomique et par l'observation clinique.

Je n'ai pas dû donner place dans la classification à certains groupes de tumeurs qui figurent dans le langage des praticiens sous des noms collectifs, mais qui, on réalité, ne constituent pas des espèces. Ainsi les névrômes ou tumeurs des nerfs sont tantôt fibreux, tantôt fibro-plastiques, et quelquefois môme cancéreux ; leurs symptômes, leur marche, leur gravité, varient avec la nature du mal. Je ne proscris pas ce mot qui est commode dans la pratique, comme le mot osléocèle qui désigne toutes les tumeurs des os, comme le mot

polype qui désigne toutes les lumeurs cancéreuses, fibreuses, fibroplasliques, glandulaires, hyperlrophiques, etc., susceptibles de faire saillie et de se pédiculiser dans une cavité muqueuse. Dans l'étude des productions accidentelles considérées suivant les régions, ces mots, qui indiquent le siège ou la forme des tumeurs, peuvent être fort commodes et méritent d'ôlre conservés; mais ils n'ont pu trouver placfe dans notre tableau, parce que ce n'est ni le siège m la forme des lésions, mais leur nature qu'on doit considérer dans les classilications. ^ a

J'ai déjà eu l'occasion de dire dans ma préface que l elude des productions accidentelles, en prenant ce mol dans son acception rigoureuse, embrasserait la plus grande partie du champ de lanatomie pathologique et de la pathologie, et j'ai ajouté que je ne voulais traiter que d'une certaine catégorie de productions accidentelles, de celles qu'on est convenu de désigner sous le nom de tumeurs. Néanmoins, lorsqu'on étudie l'origine et la formation des éléments pathologiques, il est impossible de séparer 1 étude des tumeurs proprement dites, de celle des autres productions accidentelles, parce que les principes qui président au développement de ces éléments sont d'autant plus faciles à analyser qu on considère des cas plus simples, et parce que, dans les questions obscures, on doit, toutes les fois qu'on le peut, multiplier les termes de comparaison. Il m'a donc paru qu'il y avait avantage ^ grouper dans môme tableau, sinon la totalité (qui pourrait s'en flatter?), du mo in la Plupart des productions accidentelles. Dans ce cadre, dont les diSs reposant principalement sur l'anatomie pathologique, j'ai fa figurer indistinctement, sons des titres qui malheureusement ne sont pas ir.éprochables, et les tumeurs que je me propose de décrire et les productions accidentelles dont la description serai de- ; c e dans cet ouvrage. Le groupe des tumeurs tel qu^i est é abli par l'usage est tant soit peu arbitraire ; on est convenu d y admettre cert ins néoplasmes et d'en exclure d'autres néoplasmes qai ne d îèr nt de ceux-là que par des caractères tout à fait accessoires. Ains

m.me altération, suivant qu'elle est diffuse ou -consc^Ue rent ou ne rentre pas dans ce groupe factice, approprié aux besoins de la ^n gTep atique,etnonauxbesoinsdelapatholo^^ a"ose dilus'e, qui n'est pas une tumeur, et la Pénostose c^r-^ IpritP nui constitue une exostose, et qni est rangée parmi les tumeurs, est quelquefois opérable, il n'y a aucune d.l^^rence es

■ • lu On nasse Dar des transitions insensibles, de la cicatrice sentielle, etc. un passe, pdi ut^o p„ .mmiii^t: p| aux

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