DIATHÈSES GÉNÉRALES
de tumeurs cancéreuses dans l'épaisseur de la peau et dans la cavité I abdominale. Toutes celles de la peau, toutes celles du foie étaient i noires. Parmi les autres, il y en avait de noires, de blanches, de I brunes, de tachetées. Toutes renfermaient des cellules cancéreuses, et celles qui étaient noires renfermaient en outre des granulations ; pigmentaires. Cet exemple prouverait, s'il en était besoin, que la ' mélanose cancéreuse n'est qu'une variété de cancer encéphaloïde, I Mais ce n'est pas pour cela que je le rapporte ici ; c'est pour montrer que de véritables cancers peuvent se développer à la suite de causes traumatiques, et que, malgré cette étiologie locale, ils ne sont ni moins graves que les autres, ni moins sujets à la récidive et à la généralisation.
Pour rendre compte des cas de ce genre, on est obligé d'admettre qu'une disposition préalable existait dans l'économie avant l'accident local qui a déterminé la formation de la tumeur. La diathèse planait, en quelque sorte, sur l'organisme; elle ne s'était pas encore manifestée, mais tôt ou tard sans doute elle se serait localisée spontanément dans un organe quelconque; la cause locale, en provoquant sur un point déterminé un travail morbide, en y faisant sécréter un blastème, a attiré sur ce point l'action de la dialhôse. La sécrétion du blastème traumatique a été bientôt suivie de celle d'un blastème cancéreux, et c'est ainsi que la tumeur s'est développée sous la double influence d'une cause lo.cale et d'une cause générale. ! Quelle que soit la valeur de cette interprétation, il est certain que les deux ordres de causes, locales et générales, peuvent s'associer et présider au développement de la même tumeur. A côté des cas que Ije viens de citer et où cette double intervention est évidente, il en est d'autres où les deux ordres d'influences sont également probables ou également douteuses, et lorsqu'une tumeur unique se forme spontanément au milieu de la santé la plus florissante, dans un lieu qui n'a jamais soufl-ert aucune lésion appréciable, l'observateur est oblige d'attendre l'événement pour savoir si elle constitue à elle seule toute la maladie, ou si elle n'est que la manifestation d'une cause diathésique.
;. Expliquons-nous maintenant sur les diathôses qui président au développement des tumeurs. Ce sont presque toujours des êtres de raison, car elles ne se révèlent par aucun symptôme propre avant apparition de la tumeur; on ne les admet que pour les besoins de la théorie parce qu'il est impossible d'expliquer autrement la marche des phénomènes qu'on leur attribue, et le nom qu'on leur donne prouve bien, effectivement, qu'on les considère plutôt comme des
146 ÉTIOLOGIE DES PRODUCTIONS ACCIDENTELLES, prédispositions que comme des maladies (StaTi'Oviixt, je dispose). Il y a toutefois des cas où l'existence d'une maladie constitutionnelle proprement dite est mise en évidence par un ensemble de symptômes Ainsi l'apparition des exostoses syphilitiques est précédée de toute la série des accidents qui forment le cortège habituel de la vérole
Lcs'diathèses qui nous occupent peuvent se diviser en deux groupes bien distincts. Les unes sont gérm-ales; elles tendent <i se localiser dans les organes les plus divers, et on est porté à croire qu'elles résident dans le sang. Parmi les enfants d'un père tuberculeux, l'un deviendra tuberculeux par le poumon, l'autre par les ganglions mésentériques, un troisième par l'épididyme, un quatrième par la colonne vertébrale, un dernier par plusieurs organes a la fois. Le cancer héréditaire peut changer de siège à chaque génération; le cancer extirpé peut récidiver presque partout; et lorsqu on compare les nombreux organes qui sontraenaeés par 1 une oui autre de ces diathèses, on est obligé de reconnaître qu'il ny a rien de commun entre eux que la circulation.
Il V a une seconde espèce de diathèses qui ne se manifestent que dans uu certain nombre d'organes semblables par leur structure et qui respectent tous les système, anatomigues, à l'exception d un ul. On a pu compter sur le même malade plusieurs een aines de ipômes mais toutes ces tumeurs s'étaient formées dans le tissu cel- Mo adineux et presque toutes étaient situées sous la peau ou dans on ^pafs em- On a vu plusieurs centaines et même plusieurs milliers de tu n rs^^^ se former dans les nerfs du même .nd."du ; de
pareils résultats dépendent M™ -Vainement d'une caiise diamésinue • mais en lisant le détail des autopsies faites par MM. Smith et Houel m! on reconnaîtra que toutes les tumeurs avaient leur siège dans es troncs ou dans les filets nerveux, qu'aucune d'elles ne s é a^^ Îorr^ e dans les autres systèmes de l'économie: par eonséquen a Sèse n'était pas générale, puisqu'elle était exclusivement limité au issu de nerL Les verrues multiples qui sont s. communes, cornes multiples, dont on trouve dans la science des exemples si eu ieux sont également l'indice d'une disposition morbide répandu iieux, soi o j, j chondrômes multipl
e irpar e pa de ceux qui se généralisent consécutive S ts les vise'Ls, et qui son, très-exceptionnels) ont leur siég
c/»VMV^î>,t. llI,p.201,Pans,l853,in-4.