DIATHÈSES PARTIELLES
dans le squelette, et principalement dans les os de la main et du ' ..pied, et ces tumeurs parfaitement isolées, parfaitement indépent dantes les unes des autres, se forment manifestement à la faveur d'une prédisposition propre au système osseux. Je pourrais multiplier davantage les exemples, mais ceux qui précèdent suffisent pour démontrer l'existence de toute une classe de diathèses qu'on peut appeler les diathèses partielles ou diathèses des systèmes. En quoi consistent-elles? Faut-il les attribuer à un état général de l'économie et en placer le siège dans le sang? S'il en était ainsi, il n'y aurait pas de raison pour que des tumeurs multiples, et quelquefois innombrables, épargnassent tous les systèmes anatomiques, à l'exception .d'un seul. Et notez que le système atteint par la maladie n'est pas toujours celui qui y est naturellement le plus exposé. Certaines productions accidentelles ont des sièges de prédilection et des sièges exceptionnels. Sur cent individus atteints de fîbrômes, il n'y, en a peut-être pas dix chez lesquels les fîbrômes occupent les troncs ou .les filets nerveux. Le système des nerfs n'est donc pas naturellement plus exposé que les autres systèmes au développement des tumeurs fibreuses; il l'est beaucoup moins, par exemple, que le tissu osseux, et pourtant, comme je l'ai déjà dit, il n'y avait de fibrome ni dans les os, ni dans les muscles, ni dans le tissu cellulaire, ni dans les parenchymes, dans les cas où tous les nerfs du corps renfermaient d'innombrables tumeurs fibreuses. Si la cause de ces tumeurs (dont le nombre dépassait deux mille chez le malade dé M. Smith) était une cause générale répandue dans le sang, quelques-unes sans doute auraient pu se produire dans les nerfs, mais la plupart d'entre elles auraient dû nécessairement se développer dans les autres tissus La diathése n'était donc pas dans le sang; elle consistait en un état particulier du tissu des nerfs; ceux-ci étaient disposés à devenir le siège du trouble de nutrition qui produit les fîbrômes, comme les artères de certains individus sont disposées à devenir, môme avant la vieilesse, le siège de dépôts athéromateux. Au surplus, ce n'est pas seulement dans l'éliologie des productions accidentelles qu'on observe ces diathèses des systèmes anatomiques. Les anévrysmes multiples quoi qu on en ait dit, ne sont pas toujours le résultat de l'altération athéromateuse des artères ; ils se produisent souvent chez des sujets dont les parois artérielles sont simplement affaiblies ; les varices dites constitutionnelles, ainsi nommées parce qu'on ne peut les attribuer a aucune cause locale, et aussi parce qu'elles sont fréquemment héréditaires, dépendent de môme d'un état particulier des veines dont les parois sont plus faibles qu'elles ne le sont à l'état normal' Cer-
t48 ÉTIOLOGIE DES PRODUCTIONS ACCIDENTELLES.
iVmes affections chroniques de la peau, occupant toute la surface du corns "ans aucune altération de l'état général, pouvant même se rnsmelîre par hérédité comme la variété d'ichthyose observée dans cX Lille porc-épic. (porcupine famUy)n. son autre chose lacclcure i svstéme cutané. Ces diathéscs des systèmes
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" W Z e man^ester dans un grand nombre de régions à S elle ne por eut atteinte qu'à un seul système de tissus, resl^ftanl lousTes'autres et surtout ne paraissant avoir aucun rapport
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d'espèces de P^-^^f ^/^^ffease a^ I sineations' Les cancers éliologique ne peut f "'^f ;4'\\„e diathèse générale, et celte
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récidive. Les '"'''^^'t'/"" Xs la tuberculisation s'effectue sous pourtant ehe. quelques ™a';«l" '^^^^ ^^ ^es faits, méconnus par