‹ Traité des tumeurs (volume 2)Chapitre 33 sur 103 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

ËrUDË CLINIQUE ET TRAITEMENT DES KYSTES

Nous ne pouvons nous proposer de décrire ici une à une les nombreuses espèces de kystes que nous avons passées en revue dans les chapitres précédents, et encore moins les variétés secondaires comprises dans chacun des groupes que nous avons établis. Cette étude nous entraînerait dans d'interminables détails de pathologie spéciale, et ne saurait trouver place dans un ouvrage général comme celui-ci. S'il nous est arrivé fréquemment de soumettre à la discussion les opinions relatives à la nature de tel ou tel kyste en particulier, c'est parce que cette critique de détail était nécessaire pour constituer les groupes, et se rattachait directement à des questions générales de doctrine. Mais la partie purement clinique de rhistoire des kystes ne donne pas lieu à de semblables discussions. Les notions qui s'y rapportent sont pour la plupart connues depuis longtemps; elles sont exposées dans tous les livres classiques, familières à tous les chirurgiens, et nous pourrons, par conséquent, nous borner à en présenter ici un résumé sommaire.

§ 4 . Signes. — Les kystes sont des tumeurs circonscrites, arrondies, souvent mobiles. Leur consistance est assez variable; elle dépend à la fois du degré de distension de la poche et de l'épaisseur de ses parois. Les kystes osseux, à leur début, sont en général plus fermes qu'ils ne le seront plus tard ; ils offrent quelquefois une dureté qui peut aller jusqu'à simuler une petite tumeur fibreuse. En s'accroissant ils se ramollissent plus ou moins; cette règle toutefois comporte de nombreuses exceptions. Ceux qui ont acquis un certain volume donnent une sensation de fluctuation plus ou moins nette, suivant que le contenu est plus ou moins fluide, que la paroi est plus ou moins épaisse, et plus ou moins distendue.

Les grands kystes très-pleins donnent quelquefois, sous les chocs alternatifs des deux mains, une sensation d'ondulation ou de rénitence qui se manifeste surtout lorsque le liquide intérieui* Cbt très-

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