KYSTES DE L OVAIRE
spermatozoaires , n'ayant pu ôtre résorbés, étaient restés dans la poche, et le contenu des kystes avait définitivement conservé ses premiers caractères, comme cela a lieu dans les cas des kystes sébacés dont nous venons de parler.
Somme toute, cependant, les cas où le contenu des kystes conservedéfinitivementlescaractëresspéciauxdu liquide normalement sécrété par la cavité préexistante, sont assez exceptionnels. Le plus souvent ce liquide, normal dans l'origine, est trës-promptement remplacé par un liquide tout différent, et qui n'a plus rien d'absolument caractéristique. C'est parce que la surface sécrétante se trouve modifiée dans ses propriétés. Tantôt cette modification est le premier phénomène de la formation des kystes , et précède ou plutôt produit l'accumulation du liquide; tantôt elle est consécutive à l'accumulation de ce liquide. — Rappelons enfin que, dans beaucoup de cas, l'origine du contenu est entièrement pathologique, la membrane préexistante étant devenue le siège d'une sécrétion ou plutôt d'une exhalation qui ne s'y observe pas à l'état normal.
Les variétés de kystes progènes sont trop nombreuses pour que nous puissions songer à les passer tous en revue ; et nous ne pourrions le faire d'ailleurs sans nous exposer à des redites continuelles. Il nous suffira donc de faire connaître par quelques exemples les principaux types que nous venons de signaler.
pREMiEfiTï?E, Cavité pf'éexistanie close, et naturellentent pleine. ^^ Les kystes de l'ovaire nous fournissent un exemple de ce cas, le plus simple de tous, et le moins éloigné de l'état normal. Rien, au premier abord , ne semble plus pathologique que ces immenses kystes, qui remplissent et distendent l'abdomen, et qui renferment souvent, dans leurs cavités multiloculaires , des substances de toute consistance et de toute couleur. Mais, si l'on considère à 'leur origine ces kystes simples ou multiples, on trouve qu'ils ne sont que l'exagération de l'évolution naturelle des follicules clos connus sous le nom de vésicules de Graaf. La glande ovarique renferme à l'état normal des myriades de petites vésicules microscopiques, avec une paroi tapissée d'épithélium, et un contenu liquide et transparent. Il est dans l'ordre régulier des choses que ces vésicules soient appelées Tune après l'autre à se développer, à devenir visibles à l'œil nu, puis à faire à la surface de l'ovaire une saillie de quelques millimètres; ce sont en quelque sorte des kystes naturels qui se forment ainsi continuellement. A chaque époque menstruelle une de ces vésicules , parvenue à maturité, se rompt,