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258 DBS HYSTÉROMES.
Certains hystérômes enfin se formentdans la paroi utérine, àpeu près à la même distance du péritoine et de la muqueuse. L'épaisse couche musculaire qui les sépare de la cavité de l'utérus les empêche de se porter vers cette cavité, en même tempsque la couche musculaire externe les empêche de se pédiculiser du côté du péritoine. Ils se développent donc dans l'épaisseur même de la paroi uté« rine, avec laquelle ils font corps. On les a désignés sous le nom de corps fibreux interstitiels. Mais, en s'accroissant, ils peuvent amener l'atrophie partielle de la couche musculaire qui les sépare du péritoine, et alors ils deviennent adhérents à cette séreuse. Dans un cas de ce genre, que j'ai étudié à la Salpêtrière sur le cadavre d'une vieille femme, la tumeur ne dépassait pas le volume d'un œuf de poule, et cependant elle était devenue en certains points si adhérente au péritoine, qu'il me fut impossible de l'enlever sans léser cette membrane. L'éventualité de rencontrer une semblable disposition doit être présente à l'esprit des chirurgiens, lorsqu'on les consulte sur l'opportunité de l'extirpation des hystérêmes interstitiels. Ceci dit sur l'état des parties environnantes, décrivons les tumeurs elles-mêmes.
Les hystérômes sont des tumeurs parfaitement circonscrites. Us peuvent subir diverses altérations que nous indiquerons tout à l'heure ; mais, à l'état ordinaire, ils présentent des caractères trèsuniformes. Leur consistance est égale à celle des tumeurs fibreuses les plus fermes; leur pesanteur spécifique est considérable. Ils ont toujours des contours arrondis et ne présentent presque jamais de bosselures, lorsqu'ils sont peu volumineux. Il n'est pas très-rare que la tumeur, examinée à travers son enveloppe, paraisse très-bosselée, ou même lobée ; mais on constate le plus souvent, par la dissection, que cette apparence est due à l'accolement de plusieurs hystérômes contenus dans la même enveloppe. Lorsque les hystérômes atteignent un grand volume, et surtout lorsqu'ils font saillie du côté du péritoine, leur forme devient plus irrégulière et leur surface peut présenter des ondulations et des bosselures.
La coupe des hystérômes offre une couleur d'un blanc légèrement grisâtre ou jaunâtre ; quelquefois cependant, mais cela est exceptionnel, cette couleur est d'un gris rougeâtre qui rappelle l'apparence du tissu propre de l'utérus dans les derniers mois de la gros^ sesse. Le tissu ne se laisse déchirer qu'avec une extrême difficulté ; examiné sur des coupes, il parait manifestement fibreux, et les fibres^» les faisceaux de fibres qui le composent sont presque toujours en* roulés et comme pelotonnés. Cette disposition, très-évidente sur le>