STRUCTURE DES GLANDES EN GRAPPE
ctmpliquées suivant le nombre des acini qui les composent, c'est-àdire suivant le nombre des conduits acinaires qui doivent être mis en communication avec Textérieur par un système de conduits excréteurs plus ou moins ramiflés. Le conduit qui se détache de la glande et qui va aboutir à la surface tégumentaire s'appelle le conduit principal ou de premier ordre. Lorsqu'il n'y a qu'un petit nombre d'acini, ce conduit de premier ordre ne se ramifie pas et reçoit directement tous les conduits acinaires. Mais, lorsque les acini sont très-nombreux, le conduit, par voie dichotomique, se subdivise dans l'intérieur de la glande en conduits de deuxième ordre, ceux-ci en conduits de troisième ordre, et ainsi de suite. Le nombre des ramifications successives interposées entre le conduit principal et les conduits acinaires est en rapport avec le nombre des acini; plus elles sont nombreuses, plus la glande est compliquée.
Outre les acini et les conduits excréteurs, les glandes en grappe possèdent un stroma plus ou moins abondant, qui relie ces diverses parties, et où se ramifient les vaisseaux et les nerfs de la glande. Ce stroma se compose d'un tissu conjonctif auquel se joint, dans certaines glandes, du tissu fibreux plus ou moins résistant. Chaque acinas en reçoit une membrane d'enveloppe qui, emprisonnant tous ces culs-de-sac, les enserre étroitement et envoie de petits prolongements dans leurs interstices. Ainsi limité par le stroma, l'acinus est on Granule distinct qui peut être malade isolément ; mais il est uni par d'étroites connexions avec ceux de ses voisins dont les conduits viennent s'aboucher avec le sien pour donner naissance au petit conduit excréteur commun à tout le groupe. Chacun de ces groupes d'acini constitue un lobule^ et est entouré d'une membrane émanée du stroma. Le lobule est aux acini ce que l'acinus est aux culs-de-sac glandulaires : c'est un composé parfaitement déterminé, on petit organe distinct et indépendant, partout semblable à lai-même dans la même glande. Certaines glandes, telles quelespalatines,ne se composent que d'un seul lobule. Ce sont les plus simples des glandes compliquées. D'autres, comme la mamelle et la parotide, renferment un grand nombre de lobules qui sont disposés autour des ramifications multiples des conduits excréteurs, en formant des groupes plus ou moins serrés, plus ou moins volumineux, plus ou moins distincts, connus sous le nom de lobes. Mais ces lobes, quoique séparés les uns des autres par des prolongements de l'enveloppe commune de la glande^ ne sont pas des organes définis. Il en est, dans la même glande, de grands, de moyens et de petits ; il