‹ Traité des tumeurs (volume 2)Chapitre 99 sur 103 · TRAITEMENT DES ADÉNOMES IRRITABLES · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES ADÉNOMES IRRITABLES

les cautérisations transcurrentes, ne sont guère plus utiles. Les ba- , digeonnages d'iode, continués pendant longtemps^ pourraient être essayés peut-être^ dans certains cas d'engorgement général,avec plus de chances de succès ; mais ce n'est qu'une conjecture sans base expérimentale. Restent les moyens chirurgicaux proprement dits. M. Rufz a essayé l'acupuncture, le séton, les incisions sous-cutanées ; ces deux derniers procédés ont été appliqués, après lui, par d'autres chirurgiens ; ils ont donné une guérison, quelques améliorations, mais ils ont le plus souvent échoué. Somme toute, c'est l'extirpation qui me parait mériter la préférence, d'autant mieux que, la tumeur étant en général très-petite, l'opération offre fort peu de gravité. La récidive qui, comme on l'a vu dans plusieurs des observations précitées, est due presque toujours à l'apparition d'une nouvelle tumeur indépendante de la première, réclamerait le même traitement ; toutefois, si plusieurs récidives se produisaient successivement, comme dans ce cas si remarquable dont j'ai emprunté l'histoire à M. Wickham (voy. plus haut, p. 491), il faudrait se décider à pratiquer l'extirpation totale de la glande mammaire, et cette opération serait suivie sans doute d'une guérison radicale.

Un mot enfin sur les cancers irritables de la mamelle oudu tissu conjonctif sous-mammaire. La compression ici ne doit pas être tentée si la tumeur est opérable ; elle doit céder le pas à l'opération. Mais, lorsqu'un cancer mammaire inopérable est compliqué de très-vives douleurs, la compression peut être employée comme moyen palliatif. Je l'ai essayée deux fois, à la Salpêtrière, dans des cas de ce genre, malgré l'existence d'une large ulcération, qui fournissait une quantité notable d'ichor, et qui m'obligeait à changer le bandage tous les matins. La première malade fut soulagée pendant quelques jours. L'autre ne put supporter le bandage. — Ces résultats ne m'ont pas paru encourageants, et je ne les mentionne ici que pour mémoire. J'ai parlé ailleurs (t I, p. 401) de plusieurs autres moyens palliatifs qui ne sont pas beaucoup plus efficaces.

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