‹ Traité des tumeursChapitre 107 sur 140 · CAUTÉRISATION EN NAPPE · texte numérisé non relu

CAUTÉRISATION EN NAPPE

Nous ne décriroDS ici que la Cautérisation ordinaîre, qui a pour but de détruire directemenif couche par couche, la substance des tumeurs, et qui a été désignée par M. Maisonneuve sous le nom de cauférîSQtîon en nappe. D^autres procédés de cautérisation ont été employés pour extirper les tumeurs* Nous en parlerons dans un autre chapitre.

La méthode de la cautérisation se conipose de deux grands procédés : la cautérisation actuelte avec le fer rouge^ et la Cautérisation potentielle avec les caustigues,

La cautériiation au fer rouge, malgré les apparences, est peu énergique. Elle ne pénétre qu'à une profondeur peu considérable, et il est difficile d^obtenir des eschares épaisses de plus de cinq à six milluuètres. On ne peut donc, par ce moyen, détruire en une fois des tumeurs volumineuses. Toutefois, lorsque aucune autre méthode *D*est applicable, comme cela a lieu dans les cancers du col utérin qui remontent au-dessus de rouverture du ragin, on peut, par des cautérisations successives, creuser une cavité profonde dans cet organe. B ne faut pas compter sur ce moyen pour obtenir une guérison. Ce n*est qu\m palliatif, utile surtout lorsque la surface du cancer est le siège d'hémorrhagies abondantes. J'ai traité une dame qui était déjà mourante lorsque je fis la première cautérisation, et dont Ja vie fui prolongée pendant dix mois, grâce h des cautérisations répétées chaque fois que le sang reparaissait. Depuis la découFcrte des propriétés du perchlorure de Ter, j*ai bien plus rarement recours à cette méthode.

La cautérisation au fer rouge offre peu de ressources, comme on vient de le voir, pour la destruction des tumeurs; mais lorsqu'une tumeur a été enlevée, et qu'elle envoie des racines dans une région inaccessible au bistouri, on est souvent obligé d'employer un bouton de feu pour poursuivre ces prolongements.

Page 1