‹ Traité des tumeursChapitre 112 sur 140 · PANSEMENTS · texte numérisé non relu

PANSEMENTS

réunil la plaîc quand mi le peut, en lotalité ou en partie; mais û Vécartcnirnt des bords est trop prand, on laisse la plaie se cicaLriser par suppuration. Le ehoix des procédés de réunion n'est pas indifférent, mais ne présente ici rien de particulier. Lorsque l'ablation de la tumeur a laissé une plaie large et profonde, sans perte de substance de la peau, eorame cela a lieu fréquemment dans la région mammaire, rien n'est facile comme de rapprocher les bords de la peau; mais îl est rare qu'on oblîenne une réunion parfaite par première iotention. Pendant que la plaie culanée s'agglutine, la plaîe profonde suppure presque toujours, et il en résulte un abcès qui doit se faire jour inévitablement, en détruisant en totalité ou en partie les adhérences déjà établies entre les bords de la plaîe superflcielle. Quelquefois même cette suppuration profonde, avant de s'ouvrir un passage, s'infiltre dans le lissu cellulaire, el donne lieu à des phlegmons diffus plus ou moins graves. C'est pour éviter cet înconvénienl que beaucoup de chirurgiens ont l'habitude de ne réunir la plaie que dans les trots quarts environ de son étendue, et de laisser dans le point le plus déclive une ouverture qui permet aux liquides sécrétés dans les parties profondes de se porter directement vers t'extérieun Cette pratique est avantageuse, el doit élre adoptée dans les cas où Texpérience a démontré que la réunion complète, sans aucune suppuration, est sinon impossible, du moins presque impossible, comme cela a lieu lorsqu'on a enlevé, avec une tumeur du sein, plusieurs ganglions axillaires. Mais lorsque la plaie est plus simple, lorsque, par exemple, elle est limitée îi la région mammaire propre* ment dite, il n'y a pas lieu de renoncer aux chances favorables de la réunion immédiate. J'ai adopté pour ma part la pratique suivante, instituée par mon maître, Blandiu. On réunit complètement la plaie, une demi-heure ou nne heure après l'opération; le lendemain el les jours suivants, sll n'y a ni gonflement ni douleur, on se garde bien de déranger le travail d'adhésion; el il arrive quelquefois que la guérison est parfaite en quatre ou cinq jours ; cela n'est pas rare en province, mais c'est plus rare à Paris, et surtout dans les h(^pitaux, où je n'en ai vu que deux exemples, sur plus de cent opérations dont j'ai observé les suites. Le plus souvent donc, la réunion échouerait, el on pourrait môme regretter de l'avoir essayée, si Ton ne suivait pas le précepte de Blandin, Dès le lendemain de l'opération, la peau est soulevée par une collection plus ou moins abondante d'uu liquide séro-sanguinolent (quelquefois presque séreux), exhalé dans la plaie profonde par les vaisseaux divisés; si Ton n'évacuait pas ce liquide, il s'y joindrail bientôt des globule** de pus, et enfin ce serait un vé-

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