‹ Traité des tumeursChapitre 117 sur 140 · MANUEL OPÉRATOIRE · texte numérisé non relu

MANUEL OPÉRATOIRE

les tuniques internes ne sont ni divisées ni ulcérées, couperait le vaisseau à un moment où le caillot hémostatique n'est pas encore adhérent, et donnerait lieu à une hémorrhagie.

n est donc nécessaire de faire marcher la constriction d'une manière graduelle, en évitant à la fois d'aller trop vite et d'aller trop lentement. Il faut que le ûl agisse à la fois en coupant et en ulcérant les tissus, et non pas seulement en les coupant comme cela aurait lieu 81, vers le troisième ou quatrième jour, par exemple, on tournait vigoureusement la vis du serre-nœud de Graefe ; les tissus ramollis, y compris les parois artérielles, céderaient en quelques secondes sous la ligature, et celle section, je le répète, exposerait à de graves hémorrhagies, s'il y avait une ou plusieurs artères importantes dans le pédicule. Les polypes de l'utérus, ceux de l'arrière-gorge, ne renferment en général que des vaisseaux peu volumineux dans leur pédicule ; la ligature dans ces cas peut être serrée beaucoup plus vite ; on ne peut môme pas toujours la serrer aussi vite qu'on le voudrait, parce que le pédicule de ces tumeurs est souvent constitué par un tissu fibreux très-résistant.

Page 1