‹ Traité des tumeursChapitre 12 sur 140 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

limités d*iine manière plus rigoureuse méritent détre consîdèrt^s comme des espèces» Ainsi posée, la question n'est plus qu'une question de mots,

Rigoureu.^ement parlant^ il est impossible de transporter dans

pathologie le mot espèce avec le sens absolu que lui donnent [a plupart des naturalii^tcs» M^is puisque ce mot, à tort ou h niîson , a été introduit depuis longtemps dans notre langjige, nous pou- Tons contînuer à nous en servir, — sans y attadier d'autre idée que celte dégroupes assez distincts et séparùsi les uns des autres par des caractères assez importants pour qull soit possible et iitUe de les décrire isolément. Je ferai remarquer an surplus que,

ême en histoire naturelle^ la notion classique de respèce a été iveraent contestée^ surtout dans ces dernières années, et que

pendant les darwiniens les plus convaincus continuent et conlitinueront à décrire et à distinguer les espèces animales ou végétales exactement delamAme manière que le font leurs adversaires.

Je ne puis m'étendrit plus longuement ici sur ce sujet. C'est

dans le C4>rps m^mc de mon livre que le lectuur trouvera de plus

pies détails sur la nature des liens morphologiques^ auatomî-

nes ou patbologiques qui fusionnent les espèces en série, et sur la

nature des caractères distincrifs qui divisent cette série en espèces*

Je n'ai pas la prétention d avoir introduit le premier dans cette tiide la notion de la série et celh^ de l'espèce. L'une et Tautre, sous des noms divers, et souvent même à l'insu des observateurs, ont tour à tour dominé les esprits, La notion exagérc*e de la série a fait les unitaires ; la notitm exagérée de Tespèce a fait les spéciulisateurs, auxquels, pour le dire en passant, sont dus la plupart des progrès. De là sont nées deux doctrines opposées, et tant que j ai cru qu*ÎI fallait choisir entre elles, j*ai renconti'é, de part et d'antre, des difïîcuH/'S insî^ilubles. Mais toutes ces difficultv^s se sontaplanies le jour où, sans obéir h. aucune pensée d'éclectisme, j ai reconnu que, dans l'étude des productions accideutelles^ les deux notions de la série et de lespèee, loin d'être exclusives Tune de l'autre, sont au contraire solidaires Tune de Tautrejque la première sans la seconde ne produit qu'une immense confusion, que la seconde sans la première engendre de fréquentes décepH tions, et qu'il faut les combiner pour arriver h h réalité.

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