‹ Traité des variations du système musculaire de l'homme et de leur signification au point de vue de l'anthropologie zoologiqueChapitre 34 sur 116 · RÉGION CERVICALE SUPERFICIELLE · texte numérisé non relu

RÉGION CERVICALE SUPERFICIELLE

PEAUCIER

Le peaiicier qui dans la plupart des Mammifères et des Oiseaux double toute l'enveloppe tégumentairc ù laquelle il imprime en se contractant des mouvements qui débarrassent les poils et les plumes des corps étrangers, se cantonne, dans l'espèce humaine, à la région cervico-faciale. Grâce à la mobilité extrême du membre supérieur et à la transformation de son extrémité distale en un merveilleux organe de préhension et de tact, il n'est plus, en effet, nécessaire chez l'homme. Ainsi que le pyramidal de l'abtlomen qui est un muscle des Marsupiaux et le petit psoas qui est un muscle des Animaux sauteurs, il ne devait s'y montrer qu'à l'état rudimentaire. Entrant toutefois dans le plan général des êtres vivants il réapparaît chez l'homme dans les régions du dos, de lépaule, de l'aisselle, etc., oii on ne le trouve pas d'ordinaire. A dire vrai, la localisation à la région cervico-faciale du peaucier chez l'homme est plus apparente que réelle. Avec un grossissement moyen le microscope fait voir des fibres musculaires striées, disposées en faisceaux cylindriques anastomosées dans toute l'épaisseur du derme humain au-dessous duquel elles forment une couche mince de 0°"",1. Cette disposition est d'autant plus manifeste que le sujet est plus jeune ; elle atteint son maximum d'évidence chez le fœtus.

Pour plus de clarté, j'étudierai d'abord les vai'iations du peaucier

cervico-facial, puis les lambeaux de peaucier qui ont été rencontrés dans les régions du dos, des aisselles, etc.

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