‹ Traité des variations du système musculaire de l'homme et de leur signification au point de vue de l'anthropologie zoologiqueChapitre 86 sur 116 · DE LA COLONNE VERTÉBRALE · texte numérisé non relu

DE LA COLONNE VERTÉBRALE

La disposition des muscles de l'extrémité anale du canal intestinal et du canal uro-génital détermine la fermeture du détroit inférieur du bassin, fermeture qui est complétée par le muscle iscliio-coccygien. En France, on regarde encore le muscle ischio-coccygien comme un muscle du périnée. Cette manière de voir n'est pas soutenable dans Fétat actuel de nos connaissances. Il appartient à la musculature ventrale de la portion caudale de la colonne vertébrale.

L'atrophie de la région caudale du corps de l'homme ne se manifeste pas seulement par une réduction des dernières vertèbres sacrées et des dernières vertèbres coccygiennes, mais elle se manifeste également par l'atrophie de sa musculature primordiale, qui se trouve réduite à quelques muscles insignifiants.

Les muscles moteurs de la queue, qui sont généralement si puissants dans les Mammifères et principalement dans le castor, le kangiiroo, le iioUj etc., qui ont la queue longue et forte, manquent, ou sont tout à fait rudimentaires chez l'homme. Ces rudiments ont toutefois une grande importance morphologique. Ils témoignent de l'existence chez quelque ancêtre des Primales, d'un appendice caudal que l'on voit, du reste, réapparaître parfois dans l'espèce humaine.

Ils se répartissent en muscles ventraux ou antérieurs et en muscles dorsaux ou postérieurs ; ils correspondent respectivement aux deux grands groupes de muscles de mêmes noms que Ion rencontre dans le restant de l'axe du corps. Bien qu'ils n'affectent, en apparence, aucune connexion anatomique avec ces derniers, il conviendrait cependant de les réunir à eux pour les décrire. Et si je ne l'ai pas fait, c'est pour ne rien changer aux usages reçus ' . La transformation des muscles

' " Dans les Célacé^, où la queue est, comme dans les Poissons, l'instrument principal du mouvement progressil', les muscles coccygiens ont atteint un volume et un développe-

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de la queue en fascia ol en aponévroses, les modifications d'insertions et de fonctions qu'ils subissent, ainsi que le relcveur de l'anus, dans les dis erses espèces et surtout dans les Singes et dans Fliomme, ont été très bien étudiées par Kolhnann ' et Larlscheider -.

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