‹ Traité descriptif des maladies de la peauChapitre 11 sur 100 · I, — ANÉMIE CUTANÉE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

I, — ANÉMIE CUTANÉE GÉNÉRALE

Dans l'anémie totale de la peau, comme dans celle de tous les autres organes, il y a tantôt une diminution de la masse du sang en circulation dans les vaisseaux [o lighemie), taniot un abaissement plus ou moins considérable du nombre des globules rouges, la quantité du sérum restant normale, ou même étant augmentée {aglobidie ou mieux hypoglobulie).

Dans l'état syncopal, dans la frayeur confinant à la lipothymie, à la suite des liémorrhagies abondantes, les capillaires de la peau n'étant plus remplis par le liquide sanguin, le tégument se décolore, pâlit, prend une teinte blanchâtre, tirant plus ou moins sur le jaune, parfois couleur de cire, parfois même cadavérique. La peau est moins turgescente qu'à l'état normal. Elle se ride à la suite des maladies aiguës graves, dont l'insuffisance de nutrition est la conséquence inévitable. Dans les affections chroniques, dans la tuberculose, dans la leucocythémie, dans la diathèse cancéreuse, etc., la peau anémiée est d'un blanc plus ou moins jaunâtre, d'un blanc sale, ou d'une teinte terreuse : elle peut devenir sèche et rude [xérodermie)^ ou bien s'humecter d'une sueur froide. Quand la sécheresse est très marquée, l'épiderme se desquame en petites lamelles furfuracées, sèches ou grasses, qui donnent à la peau cette teinte grisâtre ou bistrée, cet aspect sale, terreux, caractéristique de l'état de cachexie.

Dans la chlorose, qui est le type de l'hypoglobulie, la coloration de la peau est jaune cire vierge ou parfois même jaune verdàtre.

Souvent la température est abaissée, comme par exemple dans l'état syncopal, pendant ou après des liémorrhagies abondantes, etc. Souvent aussi on constate des troubles de la sensibilité qui généralement est diminuée.

ANÉMIE CUTANÉE PARTIELLE

Page 1