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ATROPHIE GÉNÉRALE

les cas. Les cellules graisseuses sont atrophiées ou même ont complètement disparu. Nous avons parlé d'ailleurs plus haut des lésions de I hypoderme à propos de l'alopécie sénilc.

Les fibres musculaires lisses sont atrophiées, granuleuses, ce qui explique, avec les lésions des fibres élastiques, la diminution de contractilité de la peau chez les vieillards et les rides et plis qui en sont la conséquence.

Les vaisseaux sanguins présentent des altérations notables. Les artérioles sont rélrécies, leurs parois sont souvent malades, athéromateuses, et leur fragilité explique peut-être la production des taches ecchymotiques limitées que l'on observe parfois, sur le dos des mains et la surface d'extension des avant-bras chez les vieillards (Bouchard, Patenostre).

Les veinules au contraire sont souvent dilatées d'une façon anormale, ce qui paraît tenir à l'altération de leurs fibres musculaires lisses.

Les nerfs cutanés paraissent notablement atrophiés. Nous n'avons pu cependant y trouver de signes de névrite parenchymateuse. Les papilles nerveuses ont subi une atrophie des plus remarquables et des plus frappantes. Ces altérations du système nerveux rendent évidemment compte de la diminution de la sensibilité cutanée que l'on observe chez les vieillards.

Les lésions des poils et follicules pileux ont été étudiées plus haut à propos de l'alopécie sénile. Elles consistent en général en une atrophie du bulbe pileux.

Les glandes sébacées présentent des altérations notables qui rendent compte de l'état de sécheresse de la peau des vieillards. Elles sont en général atrophiées quand elles se rendent à un poil de duvet; elles peuvent aussi dans ce cas s'enkyster et donner lieu à la formation de grains de milium. Quand le poil est gros, les glandes sébacées sont fréquemment normales ou môme hypertrophiées ; elles peuvent parfois, dans ce cas, s'enkyster et donner lieu à la production de véritables kystes sébacés. Les glandes sébacées sont assez souvent hypertrophiées quand le poil est tombé.

' Les altérations des glandes sudoripares ne paraissent pas être en rapport avec la diminution de la sueur et la sécheresse de la peau des vieillards. Quelques auteurs ont signalé un déplacement de l'orifice glandulaire, en particulier au niveau des glandes de la peau du front, qui allonge le trajet du conduit glandulaire [Kôlliker (1), Neumann (2)]. Neumann, Patenostre ont décrit dans le conduit excréteur des glandes

(1) Kôlliker, Microscopische Anatomie, t. II, 1850.

(2) Neumann, loc. cit.

ATROPHIE CUTANÉE

sudoripares des masses brunâtres ou jaunâtres qui les obstruent et qui paraissent être composées de cellules épitliéliales nécrosées du conduit glandulaire, ou de la sueur altérée. Cependant ces lésions ne paraissent pas suffisantes pour expliquer la diminution de la sueur chez les vieillards, et peut-être l'examen histologique des nerfs glandulaires pourrait-il fournir quelques données utiles sur cette question.

Ces modifications de la structure du derme s'accompagnent toujours d'altérations également très nettes du côté de l'épiderme.

La couche cornée est souvent épaissie et se desquame.

La couche granuleuse est moins chargée d'éléidine qu'à l'état normal et souvent très amincie. La couche de Malpighi est amincie, aplatie, ratatinée, et ses prolongements interpapillaires sont très peu accentués ou manquent totalement.

La couche des cellules perpendiculaires et les couches profondes des cellules du corps de Malpighi sont souvent assez fortement pigmentées, ce qui explique les teintes brunâtres que prend en général la peau des vieillards.

Outre ces différentes lésions, il se forme parfois sur la peau sénile des productions verruqueuses plates recouvertes d'un épidémie corné assez épais.

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