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0,n,22 x 0m,H, mesurant 0 mètres de long, 3 mètres de large et 3 mètres de hauteur. Le plancher PP étant au niveau du sol, les bois peuvent être introduits de plain-pied, par deux portes latérales, au moyen de wagonnets. Le chauffage se fait par des foyers F munis de grilles sur lesquelles est déposée la sciure. La chambre A est séparée des foyers par 2 planchers mn, m!n\ formés de plaques en tôle de 5 millimètres d'épaisseur, percées de trous de 16 millimètres de diamètre au nombre de 5 par décimètre carré de surface. Les trous ne se correspondant pas verticalement, les étincelles ne peuvent arriver jusqu'au bois. Deux cheminées C et C\ dont les ouvertures sont réglables à volonté, permettent de faire varier le tirage et par suite la température. Le séchage des sciages de chêne demande environ une semaine, à condition toutefois d'augmenter, du premier au septième jour, d'environ 10°, la température initiale, supposée elle-même voisine de 10°.
Il est difficile d'obtenir dans ces séchoirs, une répartition uniforme de la température. Les bois situésdans les parties les plus chaudes sèchent trop vite et se fendent ; enfin, les particules poussiéreuses, entraînées par la fumée, se déposent sur les planches et les salissent. On ne doit donc traiter ainsi, que les bois de raclerie, ou tout au moins des bois de bonne qualité, à (il droit et à peu près nets de nœuds.
b. Séchoirs à chauffage indirect. — Le foyer se trouve en (lehors du séchoir, les gaz de la combustion cheminent sous le plancher et dans des tubes latéraux. L'eau du bois évaporée par la chaleur s'échappe par un tuyau spécial. On peut ainsi utiliser pour le chauffage, la chaleur perdue des générateurs. A cette fin, on dispose, entre le générateur et le séchoir proprement dit, au-dessous de celui-ci, une chambre de chauffe dont le plafond de briques est percé d'ouvertures mobiles. Pendant le chargement et le déchargement du séchoir, on ferme ces bouches, et la chaleur du générateur vient s'accumuler dans la chambre de chauffe.
Avec ce procédé, il n'y a plus de poussières salissantes ; mais la répartition de la chaleur est toujours inégale et l'intérieur des piles ne subit qu'une dessiccation incomplète.
C; Séchage par ventilation. — Il repose sur ce principe
que l'air mis en contact avec une surface humide en absorbe Teau jusqua sa propre saturation, et cela d'autant plus abondamment que la température est plus élevée. Ainsi, 1 mètre cube d'air à 16° n absorbe que 18gr,5 d'eau, tandis qu'à 80° il en absorbe 290«r,7, soit 21 lois plus. Par suite, il suffirait d'introduire dans le séchoir, de l'air à une température aussi élevée que possible, d'évacuer cet air aussitôt saturé, et de le renouveler suflisamment, pour obtenir le séchage complet du bois. En pratique, pour éviter le fendillement des bois et conserver leur couleur naturelle, on fait usage de séchoirs à basse température, 30 à 35 degrés au maximum.
Dans les séchoirs à compartiments alternativement utilisés pour les prises, chacun de ceux-ci est muni de deux ouvertures qui amènent l'air chaud au-dessous du sol et d'une rangée de ventouses latérales disposées le long des murs pour la sortie de l'air saturé de vapeur. L'air chaud gagne rapidement la partie supérieure du séchoir, d'où il doit descendre en traversant uniformément chaque tranche horizontale jusqu'au plancher, au niveau duquel sont pratiquées les bouches d'évacuation de l'air saturé. Les orifices de dégagement communiquent avec une cheminée d'appel dont on augmente le tirage en plaçant dans son intérieur la cheminée en tôle du calorifère.
Les bois tombant de la scie sont empilés par assises régulières, séparées par des lattes de 20 millimètres d'épaisseur et soumis à une température progressive ne dépassant pas 35°, savoir les sciages de 25 à 40 millimètres d'épaisseur pendant quinze jours, ceux de 50 à 80 millimètres pendant trois semaines.
Si le chauffage est bien conduit, si les bois sont convenables, le séchage se fait sans gerçures ni déformations. Mais si les bois sont défectueux, noueux, à fils torses ou tranchés, ils éclatent et se contournent en tous sens, bien plus encore que dans l'étu\e humide.
Un séchoir à huit compartiments pouvant contenir 4000 mètres carrés de frises, occupe une surface de 14 mètres carrés et coûte, avec les appareils de chauffage, environ 5000 francs.
Les principaux types de séchoirs par ventilation sont :
1° Le séchoir Chapellier. — Réduit à ses éléments essentiels (fig. 141), il comprend :
1° Un générateur D permettant, soit de laisser échapper la
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Fi?. 141, — (D'après le Journal du commerce des bois).
vapeur par le tube mnp qui aboutit à un tuyau percé de trous pour enlever la sève, soit d'établir une circulation d'eau chaude dans une batterie B de tuyaux à ailettes ;
2° Un séchoir divisé par une cloison horizontale ee' en deux compartiments : le plus petit B contient l'appareil de chauffe ; le plus grand C reçoit les bois à sécher ;
3° Un ventilateur V, qui, grâce à sa base è', n'évacue l'air échauffé au contact des tuyaux à ailettes qu'après abandon de toute sa chaleur au bois.
La conduite de l'appareil est très simple. Le dessévage, qui dure de 3 à 8 jours, suivant les essences et les dimensions des bois, s'obtient en ouvrant le robinet r et en fermant le robinet S. La vapeur arrive, par les vides de la cloison ee\ au contact des bois à sécher, les pénètre et se charge de leur eau de constitution. Cela fait, on ferme le robinet r et l'on ouvre le robinet S. Sous l'influence de la pression réalisée par la différence de niveau h entre la surface libre du liquide a b, et le plan du tuyau d h, l'eau de la chaudière se rend dans les tuyaux de la batterie à ailettes et revient par le tube de retour ; /, effectuant ainsi un circuit fermé. L'air extérieur, aspiré par le ventilateur, pénètre dans la chambre B, par une ouverture disposée à la partie inférieure, s'échauffe au contact des tuyaux à ailettes, et se rend dans Tétuve C où sont empilés les bois à sécher. La base verticale b' aboutit à l'ouïe du ventilateur et débouche
à sa partie inférieure à un niveau plus bas que celui des pièces de bois les moins élevées.
Grâce à cette disposition, l'air n'est évacué qu'après avoir abandonné la presque totalité de sa chaleur au bois à sécher. Pour que le séchage s'effectue convenablement, il ne faut pas dépasser une température de 35°.
Pour traiter environ 8 mètres cubes de bois, il suffit de donner à l'étuve 2 mètres de longueur, 2", 50 de largeur et 2m,50 de hauteur. Le ventilateur, actionné électriquement, n'absorbe que 1/12 de cheval-vapeur. La chaudière, qui brûle des copeaux, de la sciure et des déchets de bois, marche à une pression de 0k,15.
Le système de M. Chapellicr fonctionne sans aucune surveillance, réalisant toutes les conditions désirables de sécurité et de bon marché ; il ne saurait donc être trop recommandé.
2° Le séchoir Pleyel et Wolf. — Dans la fabrique de pianos de MM. Pleyel et Wolf, Tétuve où les bois sont traités est munie à chaque bout d'une bouche de calorifère et d'un ventilateur aspirant, de sorte qu'on peut renverser le sens du courant d'air. On peut en outre déplacer les bois, afin que l'humidité des pièces moins desséchées ne soit pas reportée sur des pièces plus sèches.
3° Les séchoirs Sturtevant. — Dans les séchoirs en bois de la compagnie anglaise Sturtevant, le ventilateur et le réchauffeur forment un groupe calorigène distinct. Le ventilateur fonctionne à la façon des pompes centrifuges, aspirant l'air par une ouïe latérale et le refoulant à la périphérie dans les canalisations. Le calorifère se compose d'une série d'écrans tubulaires, indépendants, renfermés dans un caisson en tôle et susceptibles d'être alimentés à volonté par de la vapeur vive ou d'échappement. Ces séchoirs nécessitent une installation dispendieuse et ne conviennent que pour des bois de prix.
Nota. — Les bois séchés à l'air chaud ont une durée au moins aussi grande que ceux séchés à l'air libre, mais ils sont plus durs et plus cassants.
G. Séchage par électrolyse. — Cas particulier de la sénilisation, voir page 234.