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de 30 mètres de long, à édifier enfin des murées de 61 mètres de long, 4ra,30 de haut et 2m,70 de large à la couronne. Ce sont là cependant des exceptions. En général, on doit surtout viser à l'économie.

]3) Courbes de raccordement. Largeur de la voie. — Le tracé des chemins de riese devant partout épouser les contours du terrain, on ne peut employer, pour raccorder les alignements, que des courbes à grands rayons. Sans cela„ la course des pièces riesées donnerait des chocs qui mettraient en danger la stabilité de la riese et la bonne conservation des* bois eux-mêmes. En pratique, on adopte, pour les longs bois„ des rayons minima de 50 à 00 mètres et, pour les tronces de 4 mètres, un rayon minimum de 40 mètres.

Dans ces tournants, la voie doit être élargie, les angles des garde-fous adoucis et les parapets exhaussés. Entre deux courbes formant PS, il est d'usage d'intercaler une ligne droite de la longueur des plus longs bois à débarder.

Comme de juste, ces bois doivent passer sans difficulté dans les courbes et les tournants. Désignant par / la longueur des longs bois, R le rayon du milieu de la riese, e sa largeur minima, on peut calculer Tune quelconque de ces quantités en fonction des deux autres.

Cherchons le rayon minimum moyen R, et admettons qu'en raison du déplacement latéral des pièces et du choc de cesder-

nières contre les parois de la riese, on doive laisser, des deux

cotés des extrémités de la tronce, un espace libre rf = 0m,20 ;

p appelons, en outre, 4 la demi-largeur de la riese complète, et

D le diamètre moyen des bois à débarder. Le triangle rectangle AOB donne :

(R+f-,),=^(R-l+<i+Dj;

Prenons e = E — 2c?, et remplaçons E par son équivalent e -+- 2c?, il vient :

d'où

l- + D* — eD R= 2(e-D) -

Si R = 60 mètres, D = 0m,40, /= 20 mètres, on tirera de cette formule e = lm,20. Ajoutant le battement d = 0,20, on voit que la largeur de la voie doit être au minimum de lm,50 dans les courbes prononcées.

Une largeur exagérée de la voie n'est pas à recommander, spécialement dans les parties rectilignes ; car le bois tombe alors dans un mouvement oscillant, particulièrement fatigant pour la riese.

Lorsqu'il s'agit de grumes tronçonnées à 4 mètres, la largeur de la voie ne doit pas dépasser 1 mètre.

Y) Pentes. — Il n'existe pas de données théoriques permettant de calculer avec précision les pentes du profil en long, pas plus que la longueur maxima des paliers et des contrepentes que Ton peut intercaler dans le tracé d'un chemin de riese.

Dans la Forêt Noire, on peut, d'après Fôrster, rieser sur des pentes de :

15 à 20 °/o> lorsque le sol est exempt de neige et que la voie n'est pas couverte de glace ;

10 à 15 °/o> lorsque le sol est enneigé (rieses d'hiver), ou que la voie est rippée (rieses d'été] ;

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2 °/0, lorsque le sol est gelé et que la voie est couverte de glace.

D'un autre côté, Micklitz conseille les limites de pente suivantes : 5 °/0 pour les rieses à glace ; 13 °/o pour les voies enneigées ; 16°/0 pour les rieses en bois par l'humidité ; 36 % pour les rieses en bois par la sécheresse ; 1 7 % Pour tes chemins de riese en sols argileux et humides ; 49 °/o P°"r ces mêmes chemins en terrains secs ; 40 °/0 pour les chemins de riese en sols non argileux et humides ; 48 °/oPour ces mômes chemins en terrains secs.

S'il s'agissait de débarder non plus seulement de longs bois, mais encore de courts assortiments 'bois à papier, bois de feu, etc.), il conviendrait de raidir considérablement les pentes et de les élever le plus possible, jusqu'à 90 °/0.

Dans une étude de chemin de riese, la première chose à faire est de déterminer au baromètre les cotes de départ et d'arrivée, puis de chercher approximativement la longueur développée du tracé. Avec ces deux éléments, on peut calculer la pente moyenne de la riese, ou, tout au moins, fractionner le tracé en une succession de pentes constantes allant d'un point de sujétion à un autre.

Les pentes régulières sont les plus avantageuses. D'une part, en effet, partout où la pente est uniforme, l'exploitation est indépendante de la saison ; d'autre part, sur un tracé régulier, les bois prennent une vitesse constante et la riese n'est pas dégradée. Les meilleures pentes sont celles comprises entre 20 et 30 °/0.

Aux points où les pentes subissent de forts changements, il se produit des à-coups dans la vitesse des bois ; ceux-ci projetés avec violence sur la riese ont tendance à se briser et à endommager la voie. On remédie à cet inconvénient soit en garnissant la riese d'un plancher, supporté par des poutres couchées entravers, soit en pratiquant une tranchée dans le terrain.

On rachète les forts dénivellements par une courbe, dite de passage, où la pente diffère de la pente générale de 5 à 10 °/0 en plus ou en moins.

On ne doit employer les très fortes pentes (60°/0et au-dessus) et les très faibles 'i0°/0et au-dessous) que sur des lon-

Mathey. — Exploitation des bois. I. 23

gueurs très limitées ; autrement, les bois se briseraient ou s'arrêteraient.

Pour les mômes motifs, on doit prendre, dans les tournants, des pentes moyennes de 30 à 40 °/<p et prolonger les fortes déclivités par des alignements rectilignes. Cette dernière précaution n'est pas indispensable lorsque, après la courbe, la voie s'engage dans une tranchée ou se trouve fortement épaulée par le pied d'un versant.

Pour ralentir la vitesse croissante des bois riesés, on intercale, dans le tracé de la riese, soit des paliers, soit des pentes douces de 8 à 10 %• Sur le développement de ces paliers et pentes de passage, il est difficile de fournir des indications précises. Tout dépend, en effet, de l'état de la voie courante. D'ordinaire, ces intercalations ne se font que sur les rieses d'été. En admettant une pente moyenne de 30 à 40 °/« et une pente maximum de 60 °/0, on peut intercaler, çà et là, des paliers offrant une longueur de 20 à 50 mètres. Il est bon d'éviter tout excès, car les difficultés d'exploitation deviennent considérables sur de longs parcours horizontaux. Les bois, ne glissant plus naturellement, doivent alors être traînés à mains d'hommes.

Dans la pratique des constructions, on ne peut toujours suivre les règles générales énoncées plus haut. Il arrivera, •par exemple, que l'on sera obligé de briser brusquement la pente en certains points, la faisant tomber de 58 à 90 °/0. En d'autres points, on se verra dans la nécessité d'employer de fortes pentes dans un tournant brusque. Le constructeur doit alors remédier à ces inconvénients par un dispositif plus soigneux de la voie courante.

La vitesse que les différentes sortes de bois prennent le long d'une riese, est indiquée ci-dessous, d'après des observations faites sur une riese de 3447 mètres de développement et dont la pente moyenne était de 18,3 %•

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Désignation des produits

Vitesse «n mètres par seconde pour des pentes de 30 o/0 20 o/o 8 o/

Tiges de 18 à 25 m. de long.

Tiges au dessous de 18 m. .

Troncs de 4 à 6 m. . . .

Moyennes et petites tiges. .

Grosses perches

Bois blanc à brûler, 4 à 8 m.

de long

Bois dur à brûler, 1 à 3 m.

de long

pour nne pente meyenne de 18,3 °/0

o\ Ramification des rieses. — Quand il s'agit d'exploiter une grande forêt, on est conduit à brancher de nombreuses ramifications sur le tracé principal. La ligne de descente d'un embranchement doit toujours couper celle de la riese sous un angle très aigu.

C. Chantier et place d'arrivée. — On choisit comme chantier d'arrivée une place aussi grande, plane et horizontale que possible. Le bois, d'abord jeté comme il descend de la riese, •est ensuite trié par assortiments et disposé pour la vente. • Parfois, on est contraint, ou bien de créer des chantiers de toutes pièces en entaillant les flancs de la montagne, ou bisn de disposer plusieurs aires tantôt côte à côte, tantôt les unes au-dessus des autres.

La figure 254 indique une disposition souvent adoptée dans les Alpes autrichiennes :

le chantier bois de feu est séparé du chantier bois d'oeuvre. Lorsqu'on riese le bois de feu, il suffit d'enlever les garde-fous sur la portion ab et de les replacer lorsqu'on débarde des bois d'industrie.

Il est utile de disposer le chantier de façon que les bois arrivent dans la direction même où ils doivent être ultérieure-

Fig. 254.

Chantier*

Route,

Direct* du, transport Fig. 255.

ment charriés, car les grosses fronces ne sont plus alors à virer pour être chargées. Les meilleures dispositions sont celles indiquées dans les figures 255 et 256.

Il faut aussi avoir soin de ménager une bande de sûreté entre le chantier et la route, car les bois descendant avec une grandevitesse pourraient arriver jusqu'à celle-ci et causer de graves accidents.

On peut également, au terme du tracé, provoquer un départ inégal des bois pour le chantier à l'aide d'un renvoi. Telle est la disposition que montre la

figure 257. A un arbre debout B est attaché un renvoi A, avec une courte chaîne.

Lorsqu'on riese du bois de feu, on enlève les garde-fous dans tout l'intervalle abr puis on fixe solide»

ment le renvoi au travers incliné de la riese à l'aide d'un coin S* Le bois de feu vient ricocher contre lui et

Chantier

tlout&

Direction, du, transport Directe du. transport Fig. 256.

se dépose suivant la direction II, dans la partie la plus large

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