‹ Traité dʹexploitation commerciale des bois; (volume 3)Chapitre 74 sur 107 · UUlUJlll · texte numérisé non relu

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Fig. 257.

du chantier. Pour rieser le bois d'œuvre, on enlève S et A; on remet les garde-fous en place dans l'intervalle ab, et les*

COULOIRS ET GLISSOIRS

pièces prennent la direction III, s'alignant les unes à côté des autres.

Enfin, une disposition particulière du terrain permet parfois d'évacuer directement et sans frais le bois riesé jusque vers la route où il doit être chargé. C'est ce que représente la figure 258. La riese finissant à une certaine hauteur

Kg. 258.

au-dessus de la route, on a taillé un seuil incliné ab, dont la surface a été recouverte de bois ronds en grumes. Sur ce talus, le bois roule de lui-même, de la riese sur le chantier V.

D) Exhaussements de la voie courante. Ponts. Echafaudages, etc. — Ces constructions s'emploient principalement pour la traversée des ravins, routes et ruisseaux. Ce sont tantôt des ponts, tantôt des rieses en bois, supportées par des échafaudages ou des murées d'aspect très variable. Il va sans dire que ces ouvrages doivent avoir la pente générale de la riese. Les rieses en bois sont formées de tiges de 5 à 8 mètres de long, de 10 à 20 centimètres de diamètre, assemblées sous forme de canal semi-circulaire, profond de 0m,10à 0m,30, et large de 0m,80 à lm,50. Les pièces sont réunies bout à bout {fig. 259) par une entaille à mi-bois,

Fig. 259.

écorcées et lavées de façon à ne présenter aucune saillie sur les joints. Elles sont disposées sur des travons ou semelles de forme très variable, et entaillées comme l'indique

la figure 260, de façon à abaisser les tiges qui constituent

le fond du chenal de glissement et à leur donner plus d'assiette.

Lorsqu'il s'agit de surélever faiblement une riese en bois, on adopte la dis-

position de la figure 261, où des chevilles enfoncées dans le travon et dans les perches assurent la fixité de l'ensemble.

Dans les parties aériennes (fig. 262 , il faut étançonner vigoureusement des deux côtés, afin d'éviter les dangers de renversement toujours à craindre, l'effort s'exerçant latéralement.

Habituellement, le nombre des perches employées dans la confection d'une riese de bois est de 6, sa- Fi«- 26i- voir : 2 pour le fond, 2

pour les côtés, et 2 pour les parapets. Dans les tournants, on en met jusqu'à huit.

Lorsqu'il s agit de débarder des pièces de très fortes dimensions, il est évidemment nécessaire de construire la riese avec de solides matériaux ; on emploie alors, pour le canal, des arbres de 0m,30 à 0m,35 de diamètre, de 15 à 18 mètres de longueur.

Lorsque le chemin de la riese se termine par une Flg* ' construction en bois, la der-

nière section, nommée boutoir, doit être solidement bâtie, à cause de l'ébranlement. Elle se termine par une plate-forme ho-

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