‹ Traité dʹexploitation commerciale des bois; (volume 3)Chapitre 75 sur 107 · COULOIRS ET G LISSOIR S · texte numérisé non relu

COULOIRS ET G LISSOIR S

rizontaJeou même par un plan légèrement incliné vers l'amont. Afin que le canal de la riese ne soit pas raviné et rempli d'eau, on creuse en amont du tracé un fossé parallèle ayant ()m,20 de profondeur et 0m,20 de largeur. Dans les fortes pentes, le fossé et la riese sont distants de 10 mètres, d'axe en axe. E> Abris contre la neige. — Les neiges ont tendance à s'amasser dans les tranchées, ce qui gêne beaucoup l'exploitation. Il est facile de remédier à cet inconvénient, en couvrant la galerie avec des fascines, sur lesquelles on étend une couverture de mousse et d'aiguilles sèches.

F) Stations intermédiaires. — Dans les rieses très longues, qui descendent des confins de la végétation jusqu'au fond des vallées, les conditions d'exploitation sont loin d'être les mêmes dans les parties basses et dans les parties hautes ; par suite de la variation des phénomènes météorologiques en ces différents points, le débardage peut se faire avec facilité sur une portion de la riese, avec difficulté sur l'autre. De plus, il est bien rare que des réparations ne soient pas nécessaires alternativement en haut et en bas. Pour ces motifs, on partage la riese en un certain nombre de tronçons, à l'extrémité desquels sont des places de dépôt où l'on peut temporairement déposer les bois riesés. Grâce à ce dispositif, la circulation peut être interrompue sur une partie seulement de la voie. Il est nécessaire que Jes amorces des tronçons soient peu éloignées l'une de l'autre, pour qu'on puisse faire rouler facilement les pièces d'un canal dans l'autre. L'aire comprise entre lesdeux amorces doit donc être nivelée avec soin et garnie de pièces en grumes, soigneusement écorcées, sur lesquelles pourront se déplacer aisément les bois amenés par les rieses supérieures.

G) Freins ou loups. — Sur de fortes déclivités, le bois prend une vitesse trop i " ' " considérable. On y remé- **

die au moyen d'un dispositif particulier (fig. 263), appelé

frein ou loup. On choisit une place située dans une profonde tranchée et placée entre deux paires d'arbres ou, à leur défaut, entre deux paires de pieux P, et Pt, solidement enfoncés en terre. On dispose entre eux un fort rondin W, de 0"\30 de diamètre environ, destiné à jouer le rôle d'un axe de rotation. On fixe sur lui des perches B, de 8 mètres de long et de 30 centimètres de diamètre, au moyen de chevilles, puis on réunit toutes ces perches à leur extrémité inférieure à l'aide d'une barre de fer E. L'ensemble constitue une sorte de vanne pesante, battant sur toute la largeur préalablement unie de la riese. Les arbres riesés ne pouvant éviter l'obstacle, en raison des parois de la tranchée, doivent nécessairement, pour passer, soulever cette table lourde et massive, ce qui suffit pour diminuer considérablement leur vitesse.

Cet appareil est également employé avec succès dans les changements brusques de pente.

La construction en est simple. Il faut seulement que l'axe W soit placé à une hauteur suffisante pour ne pas être atteint par la queue des arbres débardés.

H} WOrfs. — Le wùrf est un dispositif ingénieux permettant tantôt de ralentir la vitesse des bois, tantôt de changer leur direction. Au lieu de donner à la riese une pente uni- » forme, on divise son tracé

\A^ en plusieurs sections, sur

\\ chacune desquelles la

JvV pente diminue peu à peu,

\KX s'annule et se change fina-

\ x^,Tji>— -? ~-lv lement en contre-pente.

PI s'^~~y I Supposons encore, que

Lfy^ Ion ait (fig. 2(i4) un tour-

Lr' nant ABC de pente exces-

// sive, où le riesage des

'*- bois ne puisse se faire,

Flgt 264' soit en tout temps, soit

simplement pendant que la voie est couverte de glace. Au parcours ABC, on substitue le parcours Amn DE FC, caractérisé par une contre-pente DE. Au sommet de cette contrepente. on peut même placer un butoir V contre lequel les bois viendront ricocher.

COULOIRS ET GLISSOIRS

La contre-pente DE permet aux bois qui l'ont remontée, et dont la vitesse s'est insensiblement annulée, de se remettre spontanément en marche, de E vers F et C. Pour faciliter ce mouvement de retour vers le tracé normal, on donne à la voie un fort devers de E vers F.

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